Made for Love (Saison 1, 8 épisodes) : l'amour, l'amour, l'amour

Made for Love (Saison 1, 8 épisodes) : l'amour, l'amour, l'amour

L’amour du futur semble être un sujet de séries porteur (The One sur Netflix, Black Mirror, Soulmates sur AMC et j’en passe) et la dernière création HBO Max surfe sur cette vague. Made for Love cherche donc à déconstruire la relation amoureuse autour d’une femme qui a une puce dans son cerveau et qui permet à son mari de voir ce qu’elle fait toute la journée. Adaptée d’un roman de 2017, la série se repose uniquement sur le talent de Cristin Milioti. La série est fascinante par moment mais elle vaut surtout pour son héroïne puisque le reste du casting ne sert clairement que de passe plat pour elle. D’ailleurs, je trouve que Made for Love est plus intéressante que réellement divertissante dans sa façon de parler de l’amour (et de comment le contrôler). Durant ces huit épisodes, la série a tendance à se répéter et à avoir du mal à faire évoluer ses personnages. Une fois passé les trois premiers épisodes, je dois avouer que j’ai eu cette impression de voir encore et encore les mêmes épisodes.

 

J’ai adoré les trois premiers épisodes et puis une fois ces trois épisodes terminé, Made for Love donne cette impression que les scénaristes ne savent pas toujours ce qu’ils veulent faire avec leurs personnages. Derrière les airs de psychopathe de Byron, il aime réellement Hazel et s’il veut la contrôler c’est aussi car il a peur de la perdre. C’est en tout cas ce que Made for Love est sensée nous faire ressentir mais le scénario va aller dans l’autre direction : Byron est un homme qui veut tout contrôler, même sa femme. Sauf que la série a du mal à apporter de nuance dans ce propos et l’on voit donc Byron comme le vilain et je pense que l’histoire est plus compliquée que ça. Le style narratif est presque une sorte d’excuse visuelle pour donner un rythme à la série. La double temporalité est intéressante mais a du mal à être pertinente dans la façon dont Made for Love est construite.

 

Le début est efficace, la fin est réussie mais entre le début et la fin je dois avouer que je me suis un peu ennuyé. Les enjeux viennent souvent à manquer et le récit patine pour se renouveler. Le milieu de la saison est un vrai ventre mou où l’on a envie d’abandonner. Seule Cristin Milioti est là pour donner l’envie de voir ce que la série peut délivrer à son issue. Je m’attendais avec les premiers épisodes à ce que Made for Love soit plus originale et qu’elle suive un peu plus le schéma qu’elle introduit au départ. Les personnages manquent donc cruellement de nuance et le récit aussi par la même occasion. Le concept de départ était donc tellement original qu’il aurait pu donner l’une des séries les plus étonnantes du moment mais la façon dont elle est faite n’a rien d’original. Les flashbacks et flashforwards dont la série use (et abuse) sont clairement des astuces narratives qui sont là pour envoyer de la poudre aux yeux des téléspectateurs.

 

Car derrière la mécanique narrative il manque tout un tas de choses. La série cherche à parler de la moralité de la technologie mais le propos n’est jamais réellement intelligent. Made for Love brosse donc uniquement en surface quelque chose qui méritait d’être réellement développé plus intelligemment. L’humour noir de la série est un autre problème de celle-ci. C’est souvent utilisé comme une autre astuce narrative pour donner l’impression que Made for Love est « cool » mais ce n’est jamais très bien utilisé. Dans le genre dystopique et comédie romantique on a déjà vu bien mieux sur nos écrans. Made for Love n’est qu’une proposition de plus…

 

Note : 4.5/10. En bref, malgré un propos intéressant et Cristin Milioti qui se donne à fond, on s’ennuie ferme une bonne partie de la saison car elle ne va jamais creuser et reste superficielle.

Prochainement en France

 

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