Punky Brewster (2021) (Saison 1, 10 épisodes) : Punky a grandi

Punky Brewster (2021) (Saison 1, 10 épisodes) : Punky a grandi

Faire revenir Punky Brewster était-ce une bonne idée ? Clairement non. Je dois avouer que je n’ai pas trouvé d’intérêt à cette première saison du reboot commandé par Peacock (NBC Universal) et c’est une nouvelle preuve que la mode des reboots et remakes n’est pas toujours le choix le plus judicieux qu’il soit. Le pari que Punky Brewster nouvelle génération fait est clairement celui de la nostalgie et si cela fait plaisir de retrouver Soleil Moon Frye sur le petit écran, son personnage n’avait peut-être pas de nécessité à revenir. Il y a bien évidemment la générosité de l’actrice sur le petit écran qui fait une partie de l’intérêt de la comédie mais en dix épisodes, je n’ai pas vraiment été amusé comme j’aurais pu l’espérer. L’actrice a tout de même un avantage : apporter aux téléspectateurs cet optimisme naturel qui inonde le personnage et la série. Nous avons alors droit à quelques séquences qui, sans être mémorables, apportent aux téléspectateurs de quoi s’amuser.

 

Punky Brewster se retrouve donc dans le rôle d’une mère qui doit élever trois enfants. Elle est seule et elle doit faire face aux problèmes que les enfants rencontrent dans leur vie. Contrairement à la série originale où Punky Brewster était une enfant, cette nouvelle version de la série est une occasion de mettre avant tout en valeur les enfants qui sont les seuls éléments intéressants ici. Punky Brewster fait référence assez souvent à ce que l’on se souvient du personnage dans la série des années 80 mais elle a grandi et parfois je dois avouer que cela a du mal à prendre comme on pourrait l’espérer. En surjouant par moment les scènes, Soleil Moon Frye se repose plus sur son côté attachant que sur sa capacité à créer des séquences comiques. Les dialogues ne sont pas aussi travaillés que ceux du reboot de Sauvés par le Gong par exemple (également sur Peacock).

 

Après un premier épisode médiocre, j’avais envie d’aimer Punky Brewster. J’avais envie de voir autre chose, de plonger dans une forme de nostalgie qui dans un sens avant du potentiel mais cette comédie me rappelle aussi parfois les heures les plus sombres de Disney Channel qui enchaînait les comédies familiales aux rires enregistrés sans saveur. On ne peut pas dire que Punky Brewster offre grand chose de neuf sous le soleil en dehors des enfants. Les enfants sont clairement le sel de Punky Brewster nouvelle version et c’est là où la série échoue car à se reposer trop souvent sur son héroïne, Punky Brewster oublie de faire parfois quelque chose des enfants. Le plaisir reste donc de revoir des acteurs que l’on a presque oublié. Au delà de Soleil Moon Frye, nous avons aussi Freddie Prinze Jr (Scooby-Doo) qui a plus un rôle de plante verte qu’autre chose.

 

La nostalgie a toujours du bon et parfois cela fonctionne dans Punky Brewster. Quand la série tente de célébrer des thématiques modernes dans cet environnement coincé dans les années 80 cela créé une sorte d’anachronisme assez touchant. Mais les dialogues ne sont suffisamment bons pour rappeler la bonne vieille époque et Punky Brewster finit par devenir une autre comédie dont on n’avait peut-être pas besoin.

 

Note : 4/10. En bref, il y a des trucs sympathiques là dedans mais pas suffisamment pour devenir mémorable.

Disponible sur Peacock aux Etats-Unis. Prochainement en France

 

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