The One (Saison 1, 8 épisodes) : à un cheveu de trouver l'amour

The One (Saison 1, 8 épisodes) : à un cheveu de trouver l'amour

Le point de départ de The One me plaisait beaucoup : l’idée que l’on puisse trouver son âme soeur avec un simple cheveu. Ce n’est pas original mais cette série britannique de Netflix me donnait envie d’en découvrir plus que la bande annonce. Le seul problème c’est que The One tombe rapidement dans la série qui suit un cahier des charges et devient alors ennuyeuse. The One recycle des trucs, des tas de trucs de Black Mirror à d’autres séries du genre (Soulmates notamment). Pourtant, parler d’algorithmes sensés changer nos vies c’est quelque chose que Netflix fait en nous proposant du contenu en se basant sur ce que l’on regarde. The One a probablement été faite pour satisfaire un public qui consomme une certaine catégorie de produits sur Netflix. C’est d’ailleurs probablement pour cela que je n’ai peut-être pas eu cette série tout de suite dans mes propositions.

 

Des scientifiques utilisent les avancées sur les recherches ADN afin d'aider les individus à trouver leur partenaire de vie idéal. Mais ces associations ne sont parfaites que sur le papier. Les duos créés par la science vont révéler des associations aux secrets choquants voire, dans certains cas, mortels.

 

Mais avant toute chose, The One est l’adaptation du roman du même nom de John Marrs. Je ne connais pas le roman mais Howard Overman oui. Ce dernier a travaillé sur Misfits et plus récemment sur La Guerre des Mondes. Il y a une série qui m’a tout de suite fait écho en regardant le premier épisode de The One (et même toute la saison dirons nous) c’est Soulmates (AMC). Dans cette dernière des ordinateurs passent votre ADN en revue afin de déterminer votre… âme soeur. The One raconte exactement la même chose. Il y a cependant une réminiscence de Osmosis la série française de Netflix (qui était catastrophique) dans cette ambiance longue et pompeuse qui a du mal à faire décoller l’aspect le plus intéressant de la série : le thriller. On pourrait même faire le parallèle avec « Hang the DJ » de Black Mirror qui suivait là aussi le même schéma. Afin de sortir un peu du lot, The One avait besoin de quelque chose de neuf et je dois avouer que je cherche encore ce qu’il y avait de plus original dans ce concept là que ceux que l’on a déjà vu.

 

Rebecca Webb (incarnée par Hannah Ware) est une capitaliste vicieuse et brillante scientifique qui a développé la technologie derrière toute l’histoire de The One. Elle avait travaillé sur le sujet avec son ancien partenaire de laboratoire qui a quitté l’aventure une fois qu’il a vu la cupidité dans les yeux de sa collègue. C’est de là que le thriller prend son point de départ sauf que c’est… pas vraiment solide. Le scénario a constamment du mal à justifier ce qu’il entreprend et les aller-retour narratifs deviennent alors de vrais moments ennuyeux. Visuellement la série est sympathique mais je trouve que The One a réellement un problème pour agripper le téléspectateur et ne pas le lâcher. J’ai plusieurs fois abandonné la série avant de reprendre quelques fois au rythme d’un épisode. Peut-être que la bande annonce m’a fait attendre un peu trop de la série mais le problème vient sûrement du nombre d’épisodes. En huit épisodes il y a pas mal d’épisodes qui ne font pas vraiment avancer l’histoire. Ils font pire : ils étirent en longueur des idées ici et là qui sont sensées être plus palpitantes.

 

En somme, The One est une déception parmi d’autres dans un océan de séries. Netflix teste encore ce qui pourrait fonctionner sans chercher nécessairement la qualité. Dans un an, je ne suis pas sûr de me souvenir de The One alors que ce que Black Mirror a fait sur le sujet ou même la médiocre Soulmates m’ont beaucoup plus marquées. Le fait que ce soit des épisodes indépendants permettait aussi de donner un vrai rythme au récit. Ici on mélange une galerie de personnages qui ne sont pas tous intéressants et qui deviennent par moment les boulets qui l’empêche d’avancer. Je ne vais pas vous dire de zapper complètement The One si vous aimez le sujet de départ mais il n’y a rien à apprécier non plus. C’est fade tout simplement. Il n’y a pas de message dystopique alertant sur la place des algorithmes dans nos vies. Rien de reluisant sur les personnages et leurs relations tant elles n’ont rien d’attachante. Un gâchis qui a encore dû coûté des millions.

 

Note : 3/10. En bref, une série qui suit le cahier des charges Netflix en s’inspirant honteusement de tout ce qui a déjà été fait sur le sujet sans parvenir à trouver sa propre originalité ni même une narration fluide et efficace.

Disponible sur Netflix

 

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