Critiques Séries : Clarice. Saison 1. Episode 9. Silence is Purgatory.

Critiques Séries : Clarice. Saison 1. Episode 9. Silence is Purgatory.

Clarice // Saison 1. Episode 9. Silence is Purgatory.

 

Encore une fois Clarice tente de parler de problèmes du monde réel. Après avoir parlé de racisme et sexisme dans « You Can’t Rule Me » (1.04), c’est au tour de la transphobie. Si l’idée est louable, je dois avouer que ce n’est pas brillant non plus. C’est suffisamment intéressant pour que cela marque le téléspectateur mais pas suffisamment bon pour que cela fasse de cet épisode un épisode surprenant. Cet épisode fait comme l’épisode 4 en soulevant le problème de la discrimination trans sauf que ce n’est pas suffisamment fort ici pour que cela implique réellement toute la charge émotionnelle. Cela manque d’une morale plus fluide et surtout plus intelligente. J’ai eu l’impression que Clarice ne savait pas trop ce qu’elle voulait faire et qu’elle s’égare une fois de plus sans tenir la barque. Jen Richards est très bonne sous les traits de Julia Lawson, l’expert comptable de Lockyear. Son monologue est parfait grâce à l’actrice. Bien entendu, Clarice fait attention aussi à ne pas tomber dans le traitement actuel du sujet et reste dans les années 90. Le propos est traité sans anachronisme et c’est une bonne chose, juste que j’aurais aimé que cela soit bien mieux.

 

Je ne suis pas sûr que de faire de Clarice un porte étendard de toutes les causes possibles et imaginables de cette époque (qui ont encore du sens aujourd’hui, même plus que jamais) soit la chose la plus logique et surtout la plus intéressante. Ce n’est pas une agent du FBI déjà sacrément ennuyeuse qui peut être la figure de proue de toute la culture des discriminations dans le monde. Tout n’est pas parfait et certains trucs sont plus intéressants que d’autres mais cet épisode échoue une fois de plus à transcender le script pour délivrer un truc plus palpitant. Le reste de l’épisode est très chargé. Il y a tellement d’intrigues dans cet épisode qui sont dans un sens bâclées et c’est une fois de plus le défaut de Clarice. La série a du mal à savoir comment jongler entre les personnages et les intrigues sans donner cette impression que seule la surface est brossée. C’est fait de façon ridicule et cela m’embête.

 

L’histoire d’Ardelia continue finalement d’être ce qu’il y a de plus intéressant dans Clarice. Clarice a pourtant une héroïne mais celle-ci est l’un des personnages les moins intéressants. Je préfère largement Ardelia qui pour le coup est un personnage intelligent que les scénaristes prennent le temps de développer. Avec tout un tas de personnages, d’intrigues, sans parler de la conspiration qui plane au dessus de la saison et des sujets de société dont Clarice traite, on ne peut pas s’attacher à quoi que ce soit. Je pense que Clarice est une série bâclée qui a de bonnes idées mais ne sait pas trop comment faire pour la transformer en série mémorable et remarquable.

 

Note : 5/10. En bref, des sujets de société forts sont une fois de plus mis en scène, noyés au milieu de tout un tas d’intrigues boueuses dans lesquelles la série s’enlise.

Prochainement sur TF1

 

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