Spy City (Saison 1, 6 épisodes) : petit espionnage berlinois

Spy City (Saison 1, 6 épisodes) : petit espionnage berlinois

Au départ, Spy City était intéressante et pleine de promesses. Au bout de six épisodes, je dois avouer que je reste sur ma faim. Les deux premiers épisodes étaient assez efficaces et le soufflé est rapidement retombé. J’ai toujours une appétence pour les séries d’espionnage à l’ambiance John le Carré comme Spy City et Dominic Cooper est parfait sous les traits de Scott sauf que la série a du mal à aller au delà de son point de départ afin de devenir quelque chose de passionnant. Le fait que je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages est probablement l’une des raisons pour lesquelles je ne suis pas complètement entré dans la série. Certains choix narratifs ou même de costumes ne vont pas vraiment avec l’époque dépeinte, ce qui sort aussi le téléspectateur que je suis du récit. Le second épisode était meilleur que le premier et par la suite la saison retombe comme un soufflé. Spy City avait énormément de potentiel mais au fur et à mesure elle ne dévoile rien de bien exceptionnel. Les intrigues se suivent et les rebondissements aussi, mais il n’y a pas de surprises. La série a du mal à aller au delà de son précepte de départ et donc à faire décoller des personnages qui auraient réellement pu apporter quelque chose.

 

Ce qui m’énerve avec Spy City c’est que par moment elle peut être réellement divertissante (notamment le twist final de l’épisode 2 et ce qui suit dans le 3) et aussi bien incarnée par un casting séduisant mais derrière tout ce qui semble assez propre dans cette série, je dois avouer que j’ai un peu de mal à comprendre comment on peut en arriver à une fin pareil. J’aurais aimé une peu plus de nuance dans les personnages car c’est justement sur eux que repose Spy City. Sans les personnages la série serait encore plus creuse qu’elle ne l’est déjà. Les rencontres clandestines, les retournements de veste assez prévisibles et ce qui ressemble à une version Wikipedia de la Guerre Froide n’arrive pas à décoller comme je l’avais espéré. Disons que Spy City est une série cache misère, qui se cache derrière une jolie photographie et des personnages qui passent bien mais derrière tout ça il manque une vraie profondeur narrative afin de rappeler l’espionnage des années 60.

 

Moi qui pensais au départ retrouver l’esprit d’un Mad Men de l’espionnage, je me suis bien fourvoyé. Je ne vois pas trop ce qu’il y a à apprécier dans ces six épisodes si ce n’est que l’on peut facilement suivre la série si l’on n’a rien d’autre à voir. Spy City se retrouve donc au milieu d’une marée de séries qui méritent bien plus le coup d’oeil (si l’on repart dans un registre assez proche, The Serpent sur Netflix vaut plus le détour que Spy City). Là où les influences sont nombreuses, la série a du mal à les rendre réellement pertinent. William Boyd, le manitou de Spy City, a probablement des lacunes sur l’époque et aussi sur la façon dont l’espionnage faisait sa propre loi dans les rues de Berlin en 1961. Reste alors Dominic Cooper qui est suffisamment bon pour sauver parfois la série d’un désastre annoncé. Je ne sais pas si l’on peut uniquement regarder une série pour un acteur qui est convaincant et une jolie imagerie quand le scénario que l’on nous propose est aussi creux. J’attendais peut-être trop de la part de Spy City…

 

Note : 4/10. En bref, une série qui retombe rapidement comme un soufflé.

Prochainement en France

 

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