Critiques Séries : Blindspotting. Saison 1. Episodes 1 et 2.

Critiques Séries : Blindspotting. Saison 1. Episodes 1 et 2.

Blindspotting // Saison 1. Episodes 1 et 2. The Ordeal / Smashley Rose.

 

Les adaptations de films en série vont bon train mais elles ne se soldent pas toutes par des réussites. Blindspotting est probablement l’une des plus belles adaptations de film en série que j’ai pu voir cette année. Rafael Casal et Daveed Diggs adaptent donc leur film en série en gardant tout ce qui faisait de Blindspotting (2018) un film étonnant. La façon dont le film mettait en scène la communauté d’Oakland était excellente et permettait aussi d’offrir une sorte de souffle de liberté, culturel tout en parlant du racisme systémique, de la violence policière, de la gentrification et de l’appropriation culturelle. Blindspotting commence en 2018, six mois après les évènements du film. Miles est toujours sans avenir, se fait arrêter et laisse alors Ashley ramasser les morceaux. Ashley devient le personnage central de Blindspotting alors que son monde se retrouve complètement retourné. Ashley réalise aussi qu’elle a besoin de se reposer sur la famille de Miles.

 

La série se concentre sur Ashley, la compagne de Miles déjà présente dans le film. Elle mène une vie de classe moyenne à Oakland jusqu’à l’incarcération soudaine de Miles, son compagnon depuis 12 ans et père de leur fils. Elle doit alors traverser une crise existentielle chaotique et pleine d’humour lorsqu’elle est obligée d’emménager chez la mère et la demi-soeur de Miles.

 

Ashley permet de renouer avec l’énergie du film tout en développant un peu plus l’univers de ce dernier. Jasmine Cephas Jones est parfaite dans ce rôle. On sent qu’elle s’implique dans son personnage et qu’elle en fait ressortir le meilleur. La façon dont elle se retrouve face à un problème me plaît et permet de créer des enjeux de taille pour une saison pleine de promesses. Elle veut une meilleure vie pour tous ceux qui l’entoure alors qu’elle a parfois du mal à gérer tout ce qui se passe autour d’elle. Ces deux premiers épisodes nous offrent à la fois quelques moments de légèreté (notamment la scène de danse du premier épisode) qui mettent en avant la joie de vivre de cette communauté tout en abordant des sujets poignants en parallèle. On retrouve donc tout ce qui fonctionnait dans le film mais d’un point de vue légèrement différent puisque nous suivons désormais Ashley.

 

Blindspotting parvient donc à replacer le même genre d’histoires que l’on a pu suivre dans le film mais avec une toute nouvelle perspective. La façon dont les actions de chacun affectent la vie de ceux qui entourent Ashley, c’est aussi une série qui reprend la mécanique du film. Notamment dans la mise en scène et la façon d’entrecouper les moments importants d’autres scènes qui partagent l’esprit de cette communauté. Tout est fait pour coller avec l’esprit du film mais aussi la nouvelle perspective : celle d’Ashley. Seith Mann apporte quant à lui quelque chose dans la mise en scène (#FreeRayshawn) qui n’est pas sans rappeler celle de Spike Lee d’une certaine façon. Blindspotting est une série qui sait immédiatement plonger son spectateur dans un univers particulier tout en gardant à l’esprit qu’il faut rester moderne dans cette vision des choses.

 

Note : 7/10. En bref, une très bonne et belle surprise.

Disponible sur Starzplay

 

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