Hit & Run (Saison 1, 9 épisodes) : course poursuite dans le creux de la vague

Hit & Run (Saison 1, 9 épisodes) : course poursuite dans le creux de la vague

Si sur le principe Hit & Run est efficace, je dois avouer que j’attendais un peu plus de la part de l’équipe de Fauda avec Omri Givon (Hostages, Fauda) à la mise en scène. Hit & Run se repose sur ses lauriers bien souvent et l’histoire traine ainsi la patte. Là où Hit & Run aurait pu créer quelque chose d’original, elle s’engouffre rapidement dans les travers de ces séries espagnoles et mexicaines dont Netflix nous abreuve depuis plusieurs mois maintenant. Les rebondissements sont ainsi bien trop artificiels pour créer une évolution dramaturgique efficace. Hit & Run se contente donc de tous les poncifs du genre sans sortir des sentiers battus. En neuf épisodes, il y a une quantité de scènes ennuyeuses qui viennent remplir le temps d’antenne en espérant que les spectateurs vont rester devant leur écran. Le scénario de départ était une bonne idée : un accident de voiture où la femme d’un homme meurt renversée. Mais tout l’engrenage et les révélations que la série nous fait au fur et à mesure n’ont pas suffisamment de profondeur pour que l’on s’attache au récit autant que l’on pourrait le souhaiter.

 

Tel Aviv. La vie d'un homme bascule le jour où une voiture renverse et tue sa femme. Les tueurs, en délit de fuite, s'envolent pour les Etats-Unis. Le jeune veuf les poursuit afin de les faire condamner. Petit à petit, il découvre des vérités troublantes sur sa défunte femme...

 

C’est donc sur Lior Raz que tout repose. Ce dernier en héros taciturne est plutôt convaincant et permet d’avoir envie de croire à ce que Hit & Run nous raconte. Mais le récit ne cherche jamais à creuser de façon intelligente les choses et préfère les facilités narratives. En enchainant les invraisemblances, on se retrouve alors éberlués par ce que la série nous offre. Peut-être que les créateurs de Hit & Run ont voulu renouveler l’effet qu’avait pu procurer la série Fauda mais il n’en est rien. On est ici plus proche des séries Qui a tué Sara ou encore Innocent que d’une série israélienne réellement forte et pertinente. Durant neuf épisodes j’ai trouvé le temps de m’ennuyer plusieurs fois alors que en toute logique cela aurait dû être l’inverse. On est plongés ici dans le noir une bonne parti du temps et la série en devient risible à de nombreuses reprises.

 

Là où Hit & Run aurait aussi pu construire un récit plus court et se conclure, les scénaristes poussent le vice afin de donner envie de revenir pour une saison 2. Je ne sais pas trop pourquoi… tant il n’y a vraiment rien à raconter dans cette série. En tout cas, même sur la post-production tout est ruiné par des sous titres complètement foirés et souvent décalés ou absents ce qui ne permet pas de tout comprendre. Je ne parle pas hébreu donc j’aurais aimé un peux mieux comprendre la série à certains moments. J’espère que si saison 2 il y a, Hit & Run saura donner de vraies réponses.

 

Note : 4.5/10. En bref, une tentative ratée.

Disponible sur Netflix

 

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