Critiques Séries : Kin. Saison 1. Episodes 1 et 2.

Critiques Séries : Kin. Saison 1. Episodes 1 et 2.

Kin // Saison 1. Episodes 1 et 2. One / Two.

 

J’ai toujours été fasciné par les séries sur les familles de mafieux. C’est un genre qui ne s’épuise jamais et qui a la chance de ne pas être surexploité en fiction. La nouvelle série d’AMC+ est une agréable surprise qui a besoin de dévoiler un peu plus de ses aventures pour rendre le tout un brin plus percutant. Il y a en tout cas tellement de choses à faire quand on parle de séries dramatiques sur des gangsters : des scènes de violence, des faces à faces familiaux, etc. La dernière du genre qui m’ait réellement marqué est probablement Power. L’erreur de Kin est probablement d’être d’un point de vue narratif une série qui est assez prévisible. Elle suit le schéma classique du genre sans en sortir de trop dans ces deux premiers épisodes. Les histoires de gangsters à Dublin permettent de créer un décor différent de celui de New York ou d’autres villes que l’on a déjà vu sur-exploitées à l’écran mais malheureusement le déroulement est assez classique. Rien n’est fait ici que l’on n’a pas déjà vu dans d’autres séries.

 

Dublin, Irlande. Famille soudée opérant dans le milieu du crime, les Kinsellas entrent, à la suite de l'assassinat d'un des leurs, en guerre contre un puissant baron de la drogue, Eamon Cunningham, à la tête d'un cartel international. Un combat aussi équilibré que celui qui opposa David à Goliath. Alors que leurs affaires font faillite et que les membres de leur famille et leurs associés sont pris à partie, les Kinsellas ont quelque chose que leurs adversaires n'ont pas : les liens indestructibles du sang.

 

Le vrai point fort de Kin tient dans son casting. Ils sont tous plus charismatiques les uns que les autres ce qui permet de tout de suite se laisser happer par ce que la série vient nous raconter. Les acteurs donnent aux dialogues parfois génériques un peu plus d’ambition ce qui est une bonne nouvelle. Tout ce qui est cliché apparaît donc tout de suite un peu plus original. Charlie Cox (Dardevil) est l’un des ces bons acteurs qui délivrent l’ensemble d’une bien meilleure façon qu’il n’a été écrit au départ. Le reste est tout aussi solide de Clare Donne à Maria Doyle Kennedy (Orphan Black) en passant par Aiden Gillen (Game of Thrones). Ce dernier ne surjoue pas et parvient à conserver le côté taciturne qui lui sied si bien à l’écran. Ciaran Hinds de son côté est lui aussi parfait sous les traits d’Eamon Cunnigham, le patron du cartel international.

 

Du coup, si tout n’est pas parfait dans Kin la série a énormément de potentiel grâce à son casting. Il y a un soin apporté à la mise en scène qui permet de créer une ambiance particulière (bien que familière) et qui nous permet de comprendre tout de suite où l’on est et pourquoi on met les pieds dedans. Il n’y a pas encore de grands twists mais les cliffhangers de fin de ces deux épisodes permettent de créer une certaine forme de danger permanent qui engage les personnages dans un combat qui ne fait que commencer. Les influences culturelles de Dublin apportent elles aussi un charme et changent des situations que l’on a vu ailleurs dans d’autres séries. Kin reste donc une série très classique suivant le schéma pré-écrit des séries de gangsters mais elle parvient grâce à quelques tours de magie à créer l’envie d’en voir plus.

 

Note : 6/10. En bref, Kin est solide grâce à son casting parfait et à quelques bonnes idées. L’ensemble reste cependant prévisible et déjà vu.

Prochainement en France

 

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