Critique Ciné : 8 rue de l'Humanité (2021, Netflix)

Critique Ciné : 8 rue de l'Humanité (2021, Netflix)

8 rue de l’Humanité // De Dany Boon. Avec Dany Boon, François Damiens et Laurence Arné.

 

On ne compte plus les films sur le confinement et la pandémie de COVID-19. Le dernier film de Dany Boon marque la première collaboration avec Netflix. 8 rue de l’Humanité aurait pu être une grande comédie populaire, un vrai film chorale, mais il n’en est rien. Dany Boon se contente de répéter encore et encore ses mêmes gimmicks usés, ses blagues et rictus fainéants. Dany Boon n’a jamais été un bon acteur à proprement parler et il démontre une fois de plus que son jeu se repose uniquement sur les mêmes expressions. Mais si les intentions sur le papier étaient probablement bonnes, 8 rue de l’Humanité ne fait que provoquer la gêne. J’ai vraiment ressenti une gêne durant deux heures à me demander ce que je faisais avec tous ces personnages inintéressants et pas drôles. Même lorsque 8 rue de l’Humanité tente l’émotion cela ne fonctionne pas vraiment tant tout est amené de façon maladroite. Certains personnages sont des caricatures honteuses (le personnage d’Yvan Attal est le summum de la connerie) et le casting surnage dans des dialogues risibles.

 

Les rues de Paris sont vides et silencieuses. Alors que certains ont préféré fuir la capitale, sept familles sont restées confinées dans un immeuble du 11ème au 8 rue de l’humanité avec entre autres ; une patronne de bistrot qui cherche le moyen de rester ouvert. Un scientifique ambitieux qui veut trouver le vaccin et ne plus jamais s’occuper d’analyses d’urines. Un hypocondriaque en panique mais heureux d’avoir enfin raison, sa femme avocate qui se bat pour concilier vie professionnelle et vie de famille, un coach sportif en ligne qui grossit au fil des semaines, sa fiancée enceinte qui fait le buzz en devenant chanteuse anti Covid, un riche self-made-man désespéré de ne pas avoir le niveau scolaire de son fils de 8 ans… et deux enfants de 8 et 10 ans qui, grâce au confinement, vont tomber amoureux.

 

Le film chorale aurait pourtant pu être la réussite de Dany Boon. Ce dernier est plus habitué à l’écriture de sketchs que de films et ce genre est parfait pour créer un enchaînement de situations cocasses. Sauf que c’est fainéant et durant deux heures les gags ne s’enchaînent pas vraiment. Si Dany Boon a voulu rendre hommage à tout un tas de gens durant la pandémie (notamment cette infirmière qui arrive dans la seconde partie du film), j’ai été mal à l’aise tant cela n’apporte rien. J’aurais tellement aimé que Dany Boon sorte de sa zone de confort où il n’a de cesse de reproduire de façon mauvaise tout ce qu’il a déjà fait auparavant. Comment ne pas penser à Supercondriaque au travers du personnage que le réalisateur et acteur incarne dans le film. Le seul vrai atout de 8 rue de l’Humanité c’est Laurence Arné. J’adore cette actrice et je dois avouer qu’elle parvient à faire quelque chose du peu d’intérêt que le film porte à son personnage. Elle est rayonnante et apporte un bonus qui permet parfois de rester pendu à ce qu’elle raconte. Tout le reste est un raté total.

 

Note : 1/10. En bref, la mascarade Dany Boon a assez duré.

Sorti le 20 octobre 2021 directement sur Netflix

 

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