Critique Ciné : Stillwater (2021)

Critique Ciné : Stillwater (2021)

Stillwater // De Tom McCarthy. Avec Matt Damon, Camille Cottin et Abigail Breslin.

 

Là où Stillwater aurait pu prendre le pari bourrin de copier-coller les productions Europacorp (coucou Taken), Tom McCarthy nous offre un polar familial sombre et rythmé sur un père qui veut sortir sa fille, qu’il pense innocente, de prison. Stillwater a cette capacité à rendre ses personnages attachants. Mais toute l’histoire de Stillwater n’est pas sans faire écho à l’affaire Amanda Knox, une jeune étudiante américaine qui était venue en Italie pour ses études et qui a fini par être condamné pour le meurtre de sa colocataire. Elle avait passé quatre ans en prison avant d’être acquittée. Stillwater ne nous fait pas suivre l’histoire depuis le début puisque Allison est déjà en prison. Mais son père Bill veut l’aider et la soutenir. Au départ je pensais que Stillwater allait m’ennuyer et finalement une fois épris du récit, on se laisse séduire et l’on tombe la tête la première dans le récit. Durant près de 2h30, Stillwater prend son temps pour délier les relations et les personnages. C’est probablement ce que le film fait de mieux étant donné que l’histoire d’Allison est finalement assez secondaire.

 

Un foreur de pétrole débarque à Marseille du fin fond de l’Oklahoma, pour soutenir sa fille qu’il connait à peine mais qui purge une peine de prison, accusée d’un crime qu’elle nie avoir commis. Confronté au barrage de la langue, aux différences culturelles et à un système juridique complexe, Bill met un point d’honneur à innocenter sa fille. Au cours de ce cheminement intime, il va se lier d’amitié avec une jeune femme du coin et sa petite fille tout en développant une conscience élargie de son appartenance au monde.

 

Le réalisateur de Spotlight nous offre quelque chose de différent et surtout loin de ce que Taken a pu faire par le passé. Matt Damon est convaincant en américain du fin fond de l’Oklahoma et en père de famille. Il y a quelque chose de terriblement attachant chez l’acteur et sa façon d’incarner Bill. Virginie de son côté apparaît comme un charme naturel. Camille Cottin a cette simplicité qui la rend tout de suite électrique à l’écran. Elle s’impose par le fait qu’elle est madame tout le monde. On peut donc s’identifier à elle rapidement et son personnage. J’ai beaucoup aimé sa relation à l’écran avec Matt Damon. Les deux partagent une vraie alchimie qui donne aussi à Stillwater tout son sens. Pour ce qui est de la représentation de Marseille, on est loin de certains poncifs tout en faisant écho à tout ce que Marseille peut offrir (du Vieux Port aux calanques en passant par les quartiers chauds). Visuellement, le style assez brut de Tom McCarthy permet de rendre tout ça réaliste et de donner l’impression de plonger dans une sorte de documentaire romancé. C’est joli et c’est aussi ce que je suis venu chercher finalement.

 

Note : 7/10. En bref, Stillwater est une agréable surprise qui échappe à tous les clichés que je lui avais imaginé avant d’aller le voir.

Sorti le 22 septembre 2021 au cinéma

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article