Critiques Séries : Creepshow. Saison 3. Episode 4.

Critiques Séries : Creepshow. Saison 3. Episode 4.

Creepshow // Saison 3. Episode 4. Stranger Sings / Meter Reader.

 

« Stranger Sings »

Plus habituée aux comédies (Melissa & Joey, Sauvés par le gong), Jordana Arkin insère à son segment horrifique un peu de ce côté innocent et amusant jusqu’à tomber dans le ridicule. La segment raconte l’histoire d’un rencard qui tourne mal mais Creepshow pourrait faire une saison entière sur l’horreur que c’est de faire des rencard quand on est adultes de nos jours. Au départ tout commence comme une histoire d’amour qui commence avant que l’épisode ne se transforme rapidement en chants angéliques démoniaques. Les sirènes peuvent facilement devenir des symboles du cinéma d’horreur et ici Barry est un gynécologue divorcé, timide et bizarre. « Stranger Sings » c’est une sirène qui veut donner sa voix à une autre femme afin de pouvoir vivre sa propre vie. Dans un sens, Creepshow raconte une histoire tragique qui au début ressemble à des tas de trucs que l’on a déjà vu et fini en eau de boudin.

 

Ce n’est pas la meilleure histoire de Creepshow mais une fois de plus c’est sur les maquillages que la série est séduisante. Cette représentation terrifiante de la sirène m’a beaucoup plu. Il y a un vrai travail esthétique qui est fait sur cette série et qui lui apporte ce petit grain de folie et d’originalité mais qui ne créé rien de neuf dans ce segment. Le concept de Creepshow est parfait mais j’aurais préféré que l’histoire soit un peu plus efficace. C’est comme si « Stranger Sings » n’avait pas su faire quoi que ce soit de son idée de départ et perdre vingt minutes sur quelque chose comme ça… cela me rappelle les heures sombres de La 13e Dimension dont certains segments étaient ennuyeux à souhait.

 

Note : 2/10. En bref, si les maquillages sont toujours beaux, ce segment tombe rapidement dans le ridicule et devient ennuyeux et prévisible.

« Meter Reader »

Ce que je reproche de plus en plus à Creepshow c’est de ne pas chercher à nous rappeler le Creepshow que l’on aime et connaît. « Meter Reader » n’est pas forcément mieux que « Stranger Sings ». La moitié du segment passe son temps à raconter ce qui se passe. Pourtant le concept pourrait devenir un bon film d’horreur, juste que le scénario n’a pas suffisamment de temps ici pour se dévoiler et conclut le tout de façon bien trop rapide à mes yeux. Alors que l’on est sur la fin d’une pandémie mondiale, parler de virus mortel est plutôt logique. Cela me rappelle d’autres films d’horreur du genre où des virus deviennent une sorte de possession démoniaque. Joe Lynch a le mérite d’apporter à la réalisation de l’épisode sa propre patte mais John Esposito devrait parfois raccrocher et éviter d’écriture les histoires.

 

C’est sur l’utilisation des couleurs et des plans que cet épisode sort du lot. Joe Lynch a vraiment su apporter quelque chose à Creepshow depuis le premier épisode qu’il a réalisé. C’est parfois un peu gore (mais pas trop) et surtout l’ambiance dans laquelle nous sommes plongés fait de multiples références intéressantes. Bien que l’introduction de « Meter Reader » soit assez ratée d’un point de vue narratif, c’est sur la fin que le segment se révèle être bien plus palpitant. C’est ce genre de choses que l’on regrette voir seulement vingt petites minutes tant le potentiel pour en faire un film est bien présent. Une fois la première partie passée, Creepshow parvient donc enfin à raconter cette histoire de pandémie démoniaque. Cette ambiance de fin du monde avec ce ciel crépusculaire prouve que la série a tout de même des qualités.

 

Note : 5/10. En bref, Joe Lynch offre quelque chose de visuellement passionnant mais le scénario ne décolle que dans sa seconde partie. Dommage.

Prochainement en France

 

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