Stalk (Saison 2, 10 épisodes) : le stalker devenu stalké

Stalk (Saison 2, 10 épisodes) : le stalker devenu stalké

La très bonne surprise qu’était la saison 1 de Stalk sur Francetvslash appelait à une suite. Cette saison 2 poursuit le schéma de la première avec une toute nouvelle histoire tout aussi palpitante. La saison 2 a de l’ambition et compte bien le démontrer du début à la fin. Outre la mécanique huilée et efficace de la série, ce qu’elle aborde est pertinent. La série de Simon Bouisson est une réussite grâce à l’univers réaliste dans lequel il nous plonge. Il y a une volonté de la part du créateur de nous faire ressentir ce qui se passe sur le terrain tout en éduquant les spectateurs aux dangers du stalking. La narration, faite par le héros, permet d’ajouter une voix au récit et de nous imprégner encore plus de tout ce qu’il peut mettre en oeuvre. Stalk ressemble à un cours de cybersécurité afin d’éduquer notre esprit face aux dangers du web. Je trouve ça à la fois fascinant tant la mécanique de la série est bien rodée et ne laisse jamais retomber la presse. Mais je trouve aussi ça terrifiant tant c’est le miroir réaliste de ce que l’on peut vivre au quotidien (sans parfois s’en rendre compte).

 

A la fin de la saison 1, Lucas aka Lux faisait la promesse de ne plus jamais stalker qui que ce soit. Sauf que ce petit jeu qu’il aime temps et qui rythme sa vie ne va pas s’arrêter du jour au lendemain. Cette année le White Duke arrive et vient ainsi déséquilibrer la vie de Lucas. C’est un hacker très doué mais qui fait les choses pour le bien de la collectivité. Il est doué et va créer des problèmes à Lucas mais pas seulement. Le Stalker devient donc Stalké dans cette saison 2 et ce qui m’a fasciné au début à la fin c’est la capacité du récit à bousculer ses propres codes pour se renouveler. La saison 2 est différente de la saison 1 et pourtant si complémentaire. On retrouve ici tous les us et coutumes du thriller où le hacking prend un sens légèrement différent mais tout aussi palpitant que celui que l’on avait pu découvrir dans la saison 1. On prend les mêmes et on recommence mais la mécanique rodée de la saison 1 est brisée dans la saison 2 afin de raconter autre chose.

 

Stalk parvient donc à se renouveler mais pas trop afin de garder le téléspectateur en haleine. Ces dix épisodes s’enchaînent à une vitesse folle, rendant presque dommage le fait que ceux-ci soient si court. Au delà du web et du hack, la saison 2 se veut plus humaine et parvient ainsi à nous attacher autrement aux personnages. On sort des écrans afin de comprendre ce qui anime chacun des étudiants de cette école. C’est l’humanité que Stalk veut faire ressortir. La moralité de l’histoire reste l’humain, comme dans la première saison. La série ne lésine pas sur la prise de conscience collective qu’il y a à avoir du hacking et de ses dangers, la façon dont les séquelles peuvent être terribles : trahisons, revenge porn, etc. On sent que derrière Stalk il y a une vraie série pour ados éducative sur les dangers d’Internet et de ce que l’on peut faire à l’autre dessus. On reste cette saison dans un réalisme plongeant. C’est la vraie force de Stalk et j’espère rapidement voir une saison 3 tout aussi réussie que les saisons précédentes.

 

Note : 7/10. En bref, la saison ne tombe pas dans les pièges de la suite et parvient à se renouveler intelligemment tout en éduquant son spectateur dans une ambiance de thriller à cent à l’heure.

Disponible sur francetvslash

 

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