Validé (Saison 2, 9 épisodes) : validé, validé, n'oublie pas qui t'as validé

Validé (Saison 2, 9 épisodes) : validé, validé, n'oublie pas qui t'as validé

La première saison de Validé a été le plus gros succès jamais rencontré par Canal+. Après une saison 1 réussie, une saison 2 était inévitable. Franck Gastambide (Taxi 5, Les Kaïra) retrouve une grande partie de son casting pour de nouvelles aventures. Tout commence de façon assez sombre alors que la mort d’Apash reste dans toutes les mémoires. Clairement inspirée par la rivalité entre Kaaris et Booba, la rivalité entre Apash et Mastar était bien menée et avait su conclure le récit de façon tragique. Mais la question à la fin de la saison était de savoir si Apash était encore en vie ou non… Le couperet tombe rapidement : Apash est mort et les hommages continuent alors que son dernier album est devenu disque de diamant. Si le rap est un genre musical qui a le vent en poupe actuellement, Validé surfe sur une vague et continue dans la même lignée. Pour autant, cette saison 2 a mis un peu de temps à démarrer à mes yeux. Le rap se fait moins présent au profit d’intrigues héritées de la saison 1 (Karnage et Mastar) et de nouvelles aventures incarnées par de nouveaux protagonistes.

 

Cette saison pas de rappeur mais une rappeuse : Sara aka Lalpha. Ce qui est dommage avec la saison 2 c’est que Validé perd l’effet de surprise de la saison 1. Toute l’histoire de Lalpha est assez prévisible une fois passé les deux premiers épisodes. Ce n’est pas raté mais moins surprenant. La saison se donne bien souvent un genre plus sombre ce qui permet de contraster avec le jeune prodigue de la saison 1. Laetitia Kerfa s’en sort très bien lorsqu’il s’agit d’apporter un caractère féminin fort et en même temps une certaine sensibilité. L’actrice est comme un poisson dans l’eau. Côté rap, c’est moins intéressant. En dehors du feat avec Alonzo qui reste en tête, il n’y a rien de vraiment remarquable et Validé ne propose pas autant de faire rapper son héroïne que la saison 1 le faisait avec Apash. Erreur. On se laisse pourtant prendre au jeu de la nouvelle star montante du rap. Sans conteste, les meilleurs personnages de la saison 2 ce ne sont pas les nouveaux. Si j’aime bien Said Taghmaoui, son personnage est souvent ennuyeux et n’apporte que très peu de choses à l’histoire.

 

Il est sensé être le point de départ du côté policier de la saison, apporter de vrais moments de polar qui ne sont pas sans rappeler par moment Braquo mais c’est trop sage et pas suffisamment percutant. De facto,  on perd un peu de l’ambition de départ de Validé d’être un peu plus violente cette année. Sans surprise ce sont donc les personnages originaux qui apporte à la série ses meilleurs moments. Je pense à Brahim et ses punchlines toujours amusantes. Le personnage est bête mais cela ne fait que renforcer le sentiment d’attachement que le spectateur a pour le personnage. Il y a moins de répliques cultes que l’an dernier mais les rares apartés humoristiques apporte de la légèreté dans un récit très contact. Le retour de Mounir est lui aussi le bienvenu. En plus d’être un personnage amusant et un peu moins violent que l’an dernier, le personnage m’a une fois de plus séduit.

 

Validé cherche donc à se prendre un peu plus au sérieux cette année en prenant un tournant différent mais en gardant les bases qui ont fait le succès de la saison 1. Quelques cliffhangers assez efficaces viennent rythmer par moment la série. La saison apporte aussi son lot de guests : Rohff qui a toute sa place pour adouber la série, YL qui parvient à jouer le caïd (alors que quand on le connait en vrai, il est loin de son rôle), Soolking ou Naps qui viennent faire un petit détour juste pour le délire (et heureusement tant le talent d’acteur manque). Mais ce qui m’a le plus déçu c’est Bosh. Non pas qu’il est mauvais, juste qu’après le succès de Validé il y a eu Djomb et Slide. Désormais j’ai du mal à voir Bosh autrement qu’en rappeur qui fait un moonwalk sur la piste. La descente aux enfers de Mastar est quant à elle l’une des meilleures intrigues de la saison. Elle surclasse largement celle de Lalpha et fait de Mastar quelqu’un de touchant.

 

Je n’étais pas forcément très attaché à Mastar l’an dernier mais je dois avouer que cette saison a su montrer une autre facette du succès et des échecs. La façon dont le personnage plonge dans une descente aux enfers est parfaite. Validé reste une série passionnante dans sa façon de représenter socialement et culturellement le milieu du rap avec un brin de fiction toujours très appuyé. Franck Gastambide n’a pas à rougir, il a su se renouveler sans perdre de vue ce qui a fait le succès de sa série au départ. Une saison 3 verra forcément le jour mais Franck Gastambide l’a dit : seulement si une bonne idée lui vient en tête à lui et son équipe de scénaristes. Probablement car la saison 2 reprend la même chose que la saison 1 dans son traitement du rappeur star : rivalités du monde du rap, producteurs véreux, les médias, les fantômes du passé, etc. Je n’ai pas boudé mon plaisir et j’ai regardé toute la saison d’une traite sans m’arrêter. C’est de l’adrénaline assez bien menée donc pourquoi bouder.

 

Note : 6.5/10. En bref, une saison plus sombre qui garde certains défauts de la saison 1 tout en apportant d’autres idées à l’histoire.

Disponible sur myCanal

 

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