Critique Ciné : My Son (2021)

Critique Ciné : My Son (2021)

My Son // De Christian Carion. Avec James McAvoy, Claire Foy et Jamie Michie.

 

Christian Carion (Mon garçon, Joyeux Noël) aime les récits sombres teintés d’une vive émotion brutale. Pour autant, My Son résonne comme un film déjà vu et ce n’est pas étonnant plus qu’il adapte pour les américains son propre film Mon garçon (avec Guillaume Canet). James McAvoy prend ici la place de Guillaume Canet et bien que je sois assez déçu qu’un bon réalisateur fasse le remake de son propre film, cela permet de rester cohérent malgré tout. Afin de faire ressortir la confusion et la panique des personnages, la technique de mise en scène de My Son est celle de ne pas donner de script mais de laisser les acteurs ressentir ce que le personnage ressort. Le fait que le film soit improvisé permet de laisser ressortir le réalisme de l’histoire et d’impliquer encore plus le casting dans ce qu’il nous conte. Cependant, quand on a déjà vu sa version française de l’histoire, My Son se repose surtout sur ses décors. Le décor des Highlands est froid, brut et magnifique à la fois. Il vient apporter au film un visuel étonnant bien qu’il se rapproche de nombreuses séries policières britanniques ou irlandaises.

 

Edmond Murray, divorcé, s’est éloigné de son ex-femme et de son fils de 7 ans pour poursuivre une carrière internationale. Lorsque le garçon disparaît, Murray revient précipitamment dans les Highlands. Rapidement, il devient clair que l’enfant a été kidnappé. Les parents cèdent d’abord au désespoir, mais Murray va très vite se montrer prêt à tout pour retrouver son fils. Il se lance dans une traque qui l’obligera à aller au bout de lui-même et à remettre en cause toutes ses convictions…

 

C’est donc avant tout sur la performance sans faille de James McAvoy que My Son se concentre. Il a une façon de libérer les dialogues de façon naturelle, rendant son personnage plus proche du spectateur. L’improvisation peut être un exercice catastrophique mais cela permet aussi de donner à l’acteur l’occasion d’incarner quelque chose de fort à sa façon. De donner corps à ce père comme si c’était l’acteur lui-même qui ressentait ce terrible drame. D’un point de vue du ton, comme avec Mon garçon, impossible de ne pas penser à Prisoners de Denis Villeneuve. On retrouve ce côté très brut et très froid qui avait fait la réussite de son thriller il y a des années de ça. Si je ne suis pas toujours pour les films qui se ressemblent tous, j’ai une fascination pour les thrillers de ce genre là. J’avais plutôt bien aimé Mon garçon et je retrouve cette même ambiance ici. Christian Carion nous offre donc une aventure qui se repose sur la performance de son casting (sans faille) et par des décors qui par moment donnent l’impression que l’on est nous aussi dans cette brume incessante mais magnifique à l’écran.

 

Note : 6/10. En bref, en faisant le remake de son propre film, Christian Carion donne à James McAvoy l’occasion de surprendre. Les décors sont quant à eux somptueux et appuient le récit de façon soignée.

Sorti le 3 novembre 2021 au cinéma

 

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