Dr. Death (Mini-series, 8 épisodes) : le terrifiant dessous de la médecine

Dr. Death (Mini-series, 8 épisodes) : le terrifiant dessous de la médecine

Je ne connais pas du tout le podcast dont Dr. Death est adaptée. Mais dans un sens, ce n’est pas toujours facile de mettre des images sur ce qui est conté dans un podcast. Certaines séries se sont cassées les dents à vouloir le faire quand d’autres l’ont très bien réussi (je pense à Truth Be Told sur Apple TV + ou la première saison de Dirty John sur USA Network). Dr. Death est l’adaptation d’un autre podcast de Wondery (comme l’a été Dirty John) et je dois avouer qu’il y a quelque chose de fascinant dans ces huit épisodes qui accroche le spectateur du début à la fin. L’histoire du Dr Christopher Duntsch est tellement monstrueuse que mettre des images sur cette histoire permet de nous donner envie de croire à ce qui s’est passé. Le rôle est donné à Joshua Jackson et l’acteur ne ménage rien. Il s’imprègne du rôle et peut faire peur par moment. Mais cela participe aussi au côté magnétique que ces huit épisodes peuvent avoir.

 

D'après la véritable histoire de Christopher Duntsch, un neurochirurgien qui derrière son apparence parfaite, se révèlera être un sadique sociopathe.

 

Duntsch est un neurochirurgien qui passe d’hôpital en hôpital et l’imposture commence à être découverte avec Robert Henderson (incarné ici par Alec Baldwin) lui aussi neurochirurgien appelé à réparer les erreurs de Duntsch. Sauf que la vérité est bien plus complexe que ce que l’on peut comprendre au départ. Avec l’aide de Randall Kirby (Christian Slater), Henderson va enquêter sur d’où vient Duntsch. Si les séries médicales se ressemblent souvent, Dr. Death permet de nous raconter un récit totalement différent, macabre et sombre. Baldwin et Slater sont parfaits dans leurs rôles et donnent l’impression de voir des enquêteurs d’une série de Dick Wolf.

 

Dr. Death se repose grandement sur Joshua Jackson mais c’est aussi sa prestation magnétique qui permet de faire décoller la série. La prestation de l’acteur est tellement nuancée et nous plonge dans deux décennies d’aventures. Au premier abord, Duntsch est un personnage étrange. Surtout dans le premier épisode, comme la plupart des personnages de la série. Mais cela permet aussi de créer un sentiment de curiosité intéressante. Au fil des épisodes, la série nous révèle les faiblesses de notre protagoniste et antagoniste. Il y a chez lui un désir profond d’impressionner ses parents, de charmer l’autre, etc. Quand on lit le résumé de la série avant de la regarder, on comprend que Dr. Death cherche avant tout à nous plonger au fur et à mesure dans la folie de Duntsch, dans son esprit torturé.

 

Toutes les questions de Dr. Death n’ont pas forcément de réponses à la fin des huit épisodes mais cela fait aussi partie des adaptations d’histoires déjà écrites (ou en l’occurence ici racontées). Dr. Death dénonce finalement la culture de la médecine et le fait qu’un médecin ne fait pas l’objet d’une enquête avant d’être embauché ailleurs. Dr. Death est donc une sorte d’étude d’un personnage aussi antipathique que fascinant. Le monde de la médecine est un monde étrange et la série vient donc donner la lumière sur les problèmes qu’il y a dans ce système. Je pourrais désormais suivre Slater et Baldwin dans une série de Dick Wolf façon Law & Order. Ils forment un duo détonnant qui apporte à la série quelque chose de passionnant.

 

Note : 7/10. En bref, une mini série aussi terrifiante que fascinante.

Disponible sur Starzplay

 

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W
Gros souci de chronologie : on ne comprend rien à ces inutiles aller-retour dans le temps qui finissent par tout embrouiller d'une scène à l'autre et ne servent en rien l'histoire.
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