Critique Ciné : American Night (2021)

Critique Ciné : American Night (2021)

American Night // Alessio Della Valle. Avec Jeremy Piven, Jonathan Rhys Meyers et Emile Hirsch.

 

Sur le papier, American Night avait tout du bon shoot’em up de seconde zone. Le résultat est tout autre. Premier film d’Alessio Della Valle, présenté à la 78e Mostra de Venise est un thriller qui a bien du mal à mélanger son influence pulp intéressante avec une intrigue qui vaut le détour. Car d’un point de vue scénaristique c’est complètement raté. American Night s’inspire à toute berzingue de Quentin Tarantino et Guy Ritchie : des moments pulp, de l’érotisme, un côté un brin asiatique par moment grâce à des scènes d’art maritaux mais le mélange tourne un peu en rond avant de délivrer quelque chose de pertinent. Il y a trop de dialogues pas franchement inspirés ou amusants et des scènes qui se répètent encore et encore sans que cela ait réellement d’impact. Il y a pourtant un solide casting et des talents compatibles dans ce film mais là aussi, le manque cruel de direction du casting ternis le film.

 

Dans le monde corrompu de l’art contemporain de New York, le marchand d’art John Kaplan et le chef impitoyable de la mafia new-yorkais, Michael Rubino, se battent pour l’argent, l’art, le pouvoir et l’amour.

 

Alessio Della Valle a au moins un avantage avec son film c’est que visuellement il y a des idées et c’est loin d’être dégueulasse. Sauf que l’expérience traine la patte à cause de longueurs inhérentes à la durée du fil. Les dialogues et l’intrigue sont confus et ne permettent jamais de s’attache réellement à toute cette aventure. L’expérience n’a pas d’intérêt car American Night n’arrive finalement pas à raconter grand chose de neuf. Pourtant il y a plein d’idées mais enchaîner les idées ce n’est pas toujours un gage de qualité. Si cela permet de remplir deux longues heures de film, j’attendais beaucoup plus du précepte de base. American Night part d’une bonne idée mélangeant le monde de la mafia aux arts martiaux et à l’art contemporain (en l’occurence ici le portrait de Marilyn par Andy Warhol). D’ailleurs, dans toutes les références que American Night tente de nous proposer, le film dans son ensemble m’a beaucoup rappelé RocknRolla de Guy Ritchie. Sauf que dans ce dernier il y avait de l’humour et quelque chose de suffisamment intrigant et palpitant pour motiver le spectateur. Ici il n’y a rien de tout ça.

 

Note : 2/10. En bref, à part m’ennuyer, American Night ne fait pas grand chose. C’est visuellement assez inspiré mais noyé au milieu de dialogues creux et d’une intrigue confuse.

Prochainement en VOD

 

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