Critiques Séries : Landscapers. Mini-series. Episode 2.

Critiques Séries : Landscapers. Mini-series. Episode 2.

Landscapers // Mini-series. Episode 2.

 

Visuellement, cet épisode de Landscapers est excellent. Il nous plonge la tête la première dans l’esprit de ses protagonistes fans de cinéma. Si le premier épisode permettait de cerner un peu la personnalité de notre couple vedette, cet épisode a une approche totalement différent. Landscapers se concentre sur le crime et la façon dont l’affaire s’est construite contre les Edwards. Les escapades de Chris et Susan dans leurs propres fantaisies sont succulentes. Cette façon d’adopter le langage du cinéma dans cet épisode est étonnant et casse les cas du récit de série policière habituel. Suan rencontre Douglas qui lui conseille de ne rien commenter. Alors que les autorités ont seulement un jour pour prouver qu’ils ont suffisamment de preuves contre les Edwards, le but est de créer une course contre la montre. La façon dont les Edwards racontent les évènements est intéressante car c’est une occasion de confronter les point de vue. Le « no comment » et la façon dont la police la questionne en relatant les faits est parfait. C’est ce genre de scènes d’interrogatoire qui donnent à Landscapers quelque chose.

 

Les références cinématographiques sont elles aussi réussies. Notamment celle à Le Dernier Métro de François Truffaut. La façon de mettre ces moments en scène rappelant la nouvelle vague française initiée par Truffaut il y a des années. Si l’esthétique de Landscapers est travaillé et que cet épisode poursuit le déroulé du récit, il n’est pas aussi percutant que l’épisode précédent. Le mélange de ces scènes rêvées et le reste a beau être très beau à l’écran, ce n’est peut-être pas la meilleure façon de rendre le tout cohérent. Le fait que les Edwards vivent dans des rêves de leurs films préférés est une occasion d’embellir leur vie misérable. Car oui, les Edwards n’ont pas une vie de rêve. Landscapers présente donc à sa façon le crime en lui-même mais aussi la psyché des Edwards. Visuellement Will Sharpe apporte quelque chose, une vraie idée à cette histoire saugrenue depuis le début.

 

Une fois de plus Olivia Colman confirme qu’elle est le meilleur élément de Landscapers. Elle a un visage expressif qui en dit souvent plus que les dialogues qu’elle délivre. J’ai toujours trouvé cette actrice fascinante mais je dois avouer que dans le rôle de Susan elle m’impressionne d’autant plus. Landscapers continue donc de me fasciner dans sa façon d’être et de dérouler le récit même si cet épisode a parfois tendance à ronronner autour des mêmes idées. Mais visuellement cela a le mérite de faire quelque chose de complètement différent de ce que l’on voit habituellement.

 

Note : 6.5/10. En bref, une approche stylistique fascinante.

Disponible sur OCS US+24

 

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