Coyotes (Saison 1, 6 épisodes) : des diamants et du rififi chez les scouts

Coyotes (Saison 1, 6 épisodes) : des diamants et du rififi chez les scouts

Le point de départ de Coyotes est curieusement intéressant et donne ainsi l’envie de se plonger dans cette aventure. Les séries belges sont pour beaucoup inspirées donc Coyotes m’inspirait confiance jusqu’au moment où au bout de six épisodes j’ai vraiment eu du mal à aller au bout. Le plus gros problème de Coyotes est le manque de crédibilité. La série ne sait pas comment rendre son idée de départ réellement palpitante. On enchaîne donc les épisodes et les twists sans que ceux-ci soient vraisemblables. Le suspense tombe donc souvent dans ses propres pièges et l’on n’a peur pour aucun des personnages. Si la série avait eu un peu plus d’imagination alors peut-être qu’elle aurait pu être séduisante mais à simplifier constamment le récit on se retrouve avec une intrigue vue et revue. Les dialogues sont assez plats et les personnages tous des caricatures creuses. Pourtant, le décor de la forêt des Ardennes est magnifique et donne à Coyotes une ambiance.

 

Quand des scouts découvrent un cadavre et des diamants, c’est toute une communauté qui va devoir faire face à ses démons, ses secrets et sa violence. À l’aube de l’âge adulte ou usés par les réalités de la vie, tous vont tester et confronter leurs certitudes sur la loyauté, l’amour, l’amitié et le destin. Tout cela sous la chaleur d’un été qui va tout changer.

 

Parmi les personnages les plus caricaturaux nous avons pas mal à faire : le curé, la commissaire de police constamment seule, sans parler de certains scouts qui ne vont probablement pas plaire aux vrais dans leur représentation. Ce n’est pas forcément aidé par le casting très inégal (notamment parmi les vilains de l’histoire) mais dans un sens le scénario n’aide personne non plus. Au début Coyotes est un thriller conventionnel dans un univers original. De ce point de vue là, le premier épisode fonctionne assez bien. Puis une fois passé ce premier épisode la série n’arrive jamais à relancer la machine et se contente de tout ce que l’on peut voir dans toutes les séries du genre. La durée de la saison (six épisodes) est bien trop longue et un téléfilm aurait probablement pu être suffisant pour conter toute cette aventure.

 

Ce n’est pas faute de faire des références cachées tout au long de la saison. On sent que Axel du Bus,n Vincent Lavachery et Anne-Lise Morin sont allés puiser dans leurs propres influences afin de créer Coyotes. Mais une bonne série ne se construit pas forcément avec des références, il faut aussi que l’histoire qui tient la saison soit réellement palpitante. Certains acteurs, plutôt corrects, sauvent la mise à la série mais une fois passé les trois premiers épisodes plus rien n’a réellement de sens. La série part tellement dans tous les sens que le résultat est parfois abracadabrantesque. On n’a plus envie de croire à toute cette histoire et l’on finit par décrocher complètement. La résolution et le dernier épisode sont là aussi de vrais points faibles car le point de départ ambitieux n’arrive jamais à bout. On est comme laissé sur le bord de la route avec des scénaristes en roue libre.

 

Note : 3/10. En bref, une série qui a de bonnes idées au début qui s'étiolent au fil des épisodes. 

Disponible sur Netflix

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article