Critique Ciné : Lamb (2021)

Critique Ciné : Lamb (2021)

Lamb // De Valdimar Johannsson. Avec Noomi Rapace, Himir Snaer Guonason et Björn Hlynur Haraldsson.

 

Ce qui s’apprécie avec Lamb c’est que le film utilise pousse le vice de son histoire jusqu’au bout. Lamb n’est pas sans faire écho à d’autres films de genre, poussant le vice jusqu’au bout (notamment Ricky de François Ozon avec le bébé avec des ailes d’ange). Lamb a cependant un angle dramatique, très imprégné de son ambiance islandaise. Les paysages sont magnifiques et Valdimar Johannsson tente de les mettre au mieux en valeur. Cette histoire est alors plutôt envoûtante même si elle n’est pas exempt de défauts. La fin est probablement ce qu’il y a de plus étonnant dans ce film mais elle offre pas mal de belles surprises auxquels je ne m’attendais pas. Dans un sens, la fin est même too-much et aux antipodes de ce que j’avais imaginé même si le côté jusqu’au-bout-iste du film laissait présager qu’il irait réellement jusqu’au bout. Pour son premier film, Valdimar Johannsonn se permet donc tout et parvient même grâce au talent de Noomi Rapace de délivrer quelque chose de touchant.

 

María et Ingvar vivent reclus avec leur troupeau de moutons dans une ferme en Islande. Lorsqu’ils découvrent un mystérieux nouveau-né, ils décident de le garder et de l'élever comme leur enfant. Cette nouvelle perspective apporte beaucoup de bonheur au couple, mais la nature leur réserve une dernière surprise…

 

La sensibilité qui se dégage de Lamb est intéressante. Le réalisateur utilise alors le décor naturel de l’Islande où les moutons sont plus nombreux que les habitants et tente un récit métaphorique. Les moutons peuvent parfois être le décor de films où dans l’espace naturel où le film est tourné ce sont des personnages à part entière de la vie du pays (comme Black Sheep en Nouvelle Zélande). Très peu de dialogues mais Lamb a un esprit contemplatif. Le film nous laisse nous imprégner du silence qui règne afin de profiter des images. Le sentiment biblique qui se dégage de Lamb me permet de faire écho une fois de plus à Ricky de François Ozon. On parle ici de maternité, de deuil et du côté bestial qu’il y a en nous, êtres humains. Tout n’est pas parfait dans Lamb mais c’est sobre et dès le départ on sait que le but n’est pas de nous offrir quelque chose de joyeux. Noomi Rapace est excellente et parvient parfois à donner plus que le film ne peut offrir dans ses propres limites. De même que Ada apparaît au fil du film comme quelqu’un de normal. Son anormalité ne se voit plus, rendant le tout encore plus fluide.

 

Note : 7.5/10. En bref, une belle surprise islandaise.

Sorti le 29 décembre 2021 au cinéma

 

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