Critique Ciné : Scream (2022)

Critique Ciné : Scream (2022)

Scream // De Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett. Avec Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette et Jenna Ortega.

 

Scream est une franchise qui m’a toujours étonné et dans ce premier volet post-Wes Craven/Kevin Williamson, la franchise cherche un nouveau souffle. L’horreur est devenu de plus en plus psychologique avec des films mettant en scène le reflet de problématiques de notre société. La scène d’introduction de Scream est symbolique alors que Tara préfère Babadook ou Hérédité à des films comme les Stab. Scream se permet dans un sens de parler à la génération actuelle qui se nourrit de films d’horreur plus intelligent et en a oublié le côté ultra fun qu’il y a dans les slashers. Les références sont multiples à tout un tas de films (même ceux de Jordan Peele) mais le film se permet justement de critiquer le tout comme si le cinéma d’horreur n’avait plus rien à offrir de divertissant. Ah si ! Des suites de vieilles franchises qui dénaturent complètement l’original en cherchant des éléments toujours plus rocambolesques pour espérer voir les fans revenir. L’histoire de Scream c’est donc celle de fans de la franchise originale qui veulent revenir aux fondamentaux après le raté que fût Stab 8.

 

Vingt-cinq ans après que la paisible ville de Woodsboro a été frappée par une série de meurtres violents, un nouveau tueur revêt le masque de Ghostface et prend pour cible un groupe d'adolescents. Il est déterminé à faire ressurgir les sombres secrets du passé.

 

Parlons justement de Stab 8. Bien que l’on n’ait qu’une seule image du 8e film (Ghostface a désormais un lance-flamme), Scream se permet ici de critiquer ouvertement Halloween 8 qui n’avait rien à voir avec les premiers films et qui se moquait des origines même de l’histoire. Voilà donc que le but ici est de faire un « requel ». Une suite qui n’est ni un prequel, ni un reboot mais qui invite les personnages à l’origine de l’histoire à partager à l’aventure que l’on va vivre avec ce nouveau groupe de jeunes. Scream s’amuse ici à déconstruire le genre tout en critiquant intelligemment les choses. Les retours des anciennes figures sont réussis car ils sont réintroduits de façon intelligente puis le spectacle des meurtres peut continuer et s’avère être là aussi réussi. Scream symbolise parfaitement ce que l’on peut attendre d’un slasher et revient ainsi à l’essence même du produit. Si certains préférerons probablement Scream 4 pour son côté divertissant over-the-top où tout à la fin n’avait presque plus de sens, je préfère ce cinquième volet car il renoue avec l’esprit de départ de la franchise.

 

Scream se permet aussi de parler au travers de la franchise Stab que le premier a été le premier émoi horrifique de toute une génération et qu’ils ont perdu ce qu’ils aimaient dans cette franchise. Scream a quelque chose de fort à raconter sur ce qu’est devenu l’industrie à Hollywood avec un joli sous-texte. C’est ce genre de choses que j’avais envie de voir en plus du fun que sont les meurtres tout au long du film. Il y a là aussi de belles surprises qui rappellent le film original où l’on se joue de nous à chaque potentiel jump-scare pour que notre esprit se dise que rien ne va se passer pour mieux nous surprendre. Si la franchise venait à se poursuivre j’espère sincèrement qu’elle gardera à l’esprit ce qui faisait le succès de Scream et que j’ai réussi à retrouver ici.

 

Note : 6.5/10. En bref, pas le meilleur Scream de la franchise mais un film qui renoue avec l’essence du slasher (et du premier film) tout en critiquant Hollywood et le cinéma d’horreur en général.

Sorti le 12 janvier 2022 au cinéma

 

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