Narvalo (Saison 2, 8 épisodes) : nouvelles galères

Narvalo (Saison 2, 8 épisodes) : nouvelles galères

Après une première saison plutôt réussie (cela dépendait des histoires), l’anthologie de Canal+ revient pour de nouvelles histoires « inspirées de galères réelles ». Durant ces huit épisodes, certaines aventures sont forcément plus drôles que d’autres mais on a forcément envie de partager ces moments, ces tranches de vie des personnages. Matthieu Longatte racontait dans une interview que l’on « a envie d’être pote avec les personnages de chaque épisode » et dans un sens, c’est un exercice que Narvalo a réussi car dans la plupart des épisodes on a envie d’être avec eux. Narvalo c’est une sorte de fable sur les banlieues qui sans ternir leur image parvient à raconter des aventures, des galères, en lesquelles on peut parfois se retrouver. La saison 2 est parfois différente de la première et je dirais même parfois plus drôle et plus touchante. On a des histoires qui ont gagné en maturité et c’est probablement pour cela qu’elle se déguste rapidement. J’ai enchaîné les huit épisodes sans difficultés.

 

« CV » par exemple ou l’histoire d’un groupe d’amis qui part en vacances alors que l’un des leurs pense être en cavale. Tout ce qui s’enchaîne dans cet épisode n’a pas de sens et pourtant paraît tellement réaliste que l’on s’attache aux personnages rapidement. Avec des épisodes courts, Narvalo ne peut pas perdre de temps et c’est ce qu’elle fait. Entre le récit conté par un personnage puis les flashbacks qui nous ramènent à ce qui s’est passé, on s’amuse à découvrir les galères de chacun. Narvalo se moque de tous les personnages mais elle le fait avec une certaine classe car l’on peut être ces galériens nous aussi. L’autodérision dont Narvalo est faite est parfaite et donne au récit pas mal de choses étonnantes. Comme dans « Don Juan » centré sur Blaise, un véritable mytho qui a plein de conquêtes. Sauf que ces dernières vont toutes se retrouver et lui faire son procès. Certaines répliques sont hilarantes et permettent de nous mettre en jambe pour la suite de la saison.

 

« Expat » est amusant dans sa capacité à mettre en scène Marseille sans critiquer Marseille. Si les parisiens critiquent Marseille (comme à leur habitude), la série ne cherche pas à se mettre à dos la citée phocéennes. Bien au contraire et dépeint le récit de deux galériens entre dealer et errance dans les rues de la ville. « Revolution » s’amuse autour d’un employé commercial qui va tout faire pour faire virer son patron à cause d’une bêtise qu’il a fait à un repas d’entreprise alors qu’il était khapta. J’aime beaucoup cette dynamique que la série créée autour de toutes les aventures. Grâce à ces épisodes courts, on ne s’ennuie jamais. Bien au contraire, chaque épisode est un véritable délice à suivre (même si certaines aventures sont moins bonnes que d’autres comme « Tapage » que je n’ai pas autant apprécié que d’autres). Dans sa globalité, Narvalo a gagné en maturité et délivre même une saison bien plus équilibrée que les autres.

 

Note : 7/10. En bref, il faut adhérer au délire mais une fois dedans Narvalo est un pur délice délirant.

Disponible sur myCanal

 

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