Critiques Séries : The Gilded Age. Saison 1. Episode 3.

Critiques Séries : The Gilded Age. Saison 1. Episode 3.

The Gilded Age // Saison 1. Episode 3. Face the Music.

 

Après les délicieuses aventures au Charity Bazaar de l’épisode précédent, cet épisode poursuit le récit de façon brillante. Cet épisode est même à mes yeux le meilleur jusqu’à présent tant il trouve un bel équilibre entre les personnages, les intrigues et tout ce qui fait le charme de la série. Malgré tout ce qui s’est passé dans l’épisode précédent, Aurora a un nouvel évènement dans cet épisode. L’évènement ne dure pas très longtemps mais il donne à Ada une chance de tomber sur Cornelius Eckhard III. Ce dernier voulait se marier avec Ada quand ils étaient plus jeunes mais n’a pas eu cette chance. Après des retrouvailles rapides, Eckhard semble vouloir renouer avec Ada autour d’un thé. Cette relation est intéressante et réussie dans The Gilded Age car elle colle parfaitement à l’esprit installé jusqu’à présent.

 

L’épisode commence avec Clara Barton, connue pour s’occuper des soldats de l’Union Army semble désormais être prédestinée à créer une entité américaine de La Croix Rouge. Si les politiciens de Washington DC lui ont tourné le dos pour financer son projet, elle espère que Bertha ou autres vont l’aider dans cette nouvelle mission. Avec l’intrigue de la Croix Rouge on retrouve Downton Abbey et en même temps pas du tout. Pour l’anecdote historique, La Croix Rouge américaine a été fondée l’année précédente des évènements de cet épisode. Peu importe, The Gilded Age est une fiction historique et ne cherche pas forcément à dépeindre quelque chose de réel mais d’utiliser le réel pour développer ses personnages. Comme a pu le faire Downton Abbey avec la guerre, le Titanic et j’en passe, The Gilded Age s’intéresse à l’histoire comme une façon de faire évoluer la sienne.

 

Cet épisode est aussi là pour faire grandir les enjeux de la saison et donc donner une meilleure direction à celle-ci. Le changement de ton est le bienvenu, d’autant plus que Julian Fellowes démontre une fois de plus qu’il maîtrise tout ce qu’il écrit. Les personnages et les intrigues de chacun, de même que les dialogues, tout est séduisant. The Gilded Age devient un peu plus elle-même et s’éloigne ainsi du précédent succès du créateur : Downton Abbey. J’aime bien cette façon qu’a la série de confronter les nouveaux riches et les anciens riches. Tout ce que fait cet épisode est avant tout là pour complexifier le récit et embarquer le téléspectateur dans un récit plus sombre. Ce que fait la fin de cet épisode c’est aussi donner à New York une place de personnage central dans The Gilded Age. La ville est à la fois celle où tous les rêves peuvent devenir des réalités mais aussi une ville remplie de cauchemars en tout genre. La cupidité est un élément parfait sur lequel The Gilded Age travaille et développe des intrigues.

 

Dans un sens, la mort de Morris a quelque chose d’intéressant pour la suite de la saison. A la fois car je ne m’y attendais pas du tout mais aussi car cela permet de créer des enjeux différents pour la série. La place dans la société à l’époque a conduit des gens à se suicider pour éviter de passer pour des ratés ou des gens ruinés. Cette façon de voir la société et sa propre place dans celle-ci est une sorte de reflet de la société du paraître que l’on a actuellement avec les réseaux sociaux.

 

Note : 10/10. En bref, The Gilded Age développe avec urgence son récit et délivre drames, moments légers et un équilibre parfait laissant entrevoir une suite palpitante.

Disponible sur OCS US+24

 

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