Critique Ciné : Rien à Foutre (2022)

Critique Ciné : Rien à Foutre (2022)

Rien à Foutre // De Emmanuelle Marre et Julie Lecoustre. Avec Adèle Exarchopoulos, Alexandre Perrier et Mara Taquin.

 

Rien à Foutre est fait en deux parties et l’une est bien plus intéressante que l’autre. La première partie nous plonge dans l’univers de Cassandre et sa vie d’hôtesse de l’air de la compagnie low-cost Wing (qui reprend tous les codes et couleurs de Ryanair). C’est une plongée amusante et intéressante, voire même trépidante dans ce monde que l’on côtoie quand on prend l’avion mais dont on ne connait finalement pas du tout les coulisses. Adèle Exarchopoulos est parfaite dans ce rôle qui lui va comme un gant. On sent qu’elle épouse le personnage et que derrière sa vie faite en apparence de sourires et de fêtes à Lanzarote où elle réside, il y a un vrai mal-être et une solitude qu’elle a du mal à combler (la mort de sa mère, l’incapacité à rencontrer ou présenter des relations, le regard de ses collègues prêts à tout pour prendre sa place, etc.). La seconde partie du film nous embarque un peu plus dans la vie personnelle de Cassandre et c’est là que Rien à Foutre perd pied. Le film ralenti le rythme et semble se figer. C’est là que l’on temps que l’on passe peut parfois paraître long et en somme cela tire le film vers le bas.

 

Cassandre, 26 ans, est hôtesse de l’air dans une compagnie low-cost. Vivant au jour le jour, elle enchaîne les vols et les fêtes sans lendemain, fidèle à son pseudo Tinder «Carpe Diem». Une existence sans attaches, en forme de fuite en avant, qui la comble en apparence. Alors que la pression de sa compagnie redouble, Cassandre finit par perdre pied. Saura-t-elle affronter les douleurs enfouies et revenir vers ceux qu'elle a laissés au sol ?

 

Rien à Foutre a clairement été fait pour Adèle Exarchopoulos. L’actrice nous offre tout ce qu’elle sait faire sur un plateau et nous attache ainsi rapidement à son personnage. La première partie du film, filmée de façon presque documentaire, veut faire l’état des lieux de ces compagnies low-cost où les hôtesses sont brimées si elles n’atteignent pas les objectifs de dépense par client et si elles ne sont pas parfaite de haut en bas (les jambes rasées, le fait qu’elles ne doivent pas boire d’alcool 12h avant un vol, etc.). Mais la seconde partie de Rien à Foutre fait vaciller le film. Les scènes tirent en longueur et certains moments sont même inutiles. On s’ennuie donc lors d’une discussion avec son père alors qu’il aurait été intéressant de creuser un peu plus le tout en parallèle de sa vie d’hôtesse. Rien à Foutre aurait probablement été mieux si les scénaristes et réalisateurs avaient coupé des scènes et fait le montage en mélangeant la première partie avec la seconde. Lorsque Cassandre n’est plus dans les airs, le film perd de son souffle. Dommage car la première partie est réussie, la seconde beaucoup moins.

 

Note : 5/10. En bref, malgré une première partie réussie dans les coulisses d’une compagnie low-cost et la prestation sans faille d’Adèle Exarchopoulos, la seconde partie plombe complètement le film.

Sorti le 2 mars 2022 au cinéma

 

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