Deep Fear (2022, OCS Signature)

Deep Fear (2022, OCS Signature)

Deep Fear // De Grégory Beghin. Avec Sofia Lesaffre, Victor Meutelet et Joseph Olivennes.

 

Les catacombes de Paris ont souvent été le terrain de jeu du genre horrifique. De nombreux films d’horreur ont été produit avec cet endroit aussi fascinant qu’effrayant de la capitale. Deep Fear se repose sur le même principe que ses prédécesseurs : des jeunes qui n’arrivent plus à sortir et qui se retrouve épris d’un véritable cauchemar. C’est le romancier Niko Tackain (Avalanche Hôtel, Alex Hugo) qui s’est chargé de l’écriture du deuxième téléfilm sous l’égide OCS Signature. C’est donc un film à mi chemin entre le thriller et le film d’horreur que l’on découvre et qui nous plonge dans ces galeries interminables qui inspirent toujours autant les créateurs. Ce qui est intéressant avec Deep Fear c’est le fait qu’il assume du début à la fin son statut de série B. Cela permet de créer des situations rocambolesques mais plaisantes à suivre car le but n’est clairement pas d’être réaliste. Deep Fear s’attarde donc sur le divertissement pur et le résultat fonctionne suffisamment pour ne pas voir passer le temps.

 

Trois jeunes étudiants, fraîchement diplômés, décident de s’éclater en visitant les catacombes. Ils sont loin de se douter que leur expédition va virer au cauchemar. Sonia et ses deux acolytes, Max et Henry, tenteront d’échapper à une étrange créature qui se cache dans les entrailles de la Terre et de rejoindre la surface pour se sauver des griffes de l’Enfer.

 

Grégory Beghin (Funcorp, Burkland), réalisateur belge, exploite le lieu de façon assez différente de ce que l’on a pu voir auparavant. Il oscille intelligemment entre les jump-scares qui ne sont pas trop nombreux mais en nombre suffisant et des moments où les personnages sont un peu plus touchants. Les jeunes acteurs s’en sortent assez bien pour que l’on se prenne au jeu et cela fait plaisir aussi de voir la fiction française se diriger vers des productions de genre, différente des classiques thrillers et polars que l’on voit à longueur d’année. Deep Fear s’amuse donc avec le lieu et son histoire rocambolesque sans se prendre la tête. Le téléspectateur trouvera forcément de quoi frissonner et en même temps rire. Tout n’est pas fait pour rire dans ce téléfilm mais il a le mérite de mélanger suffisamment bien ses influences et ses idées pour délivrer au final quelque chose de cohérent où les découvertes vont petit à petit devenir de plus en plus mystérieuses et intrigantes.

 

Note : 6/10. En bref, un divertissement qui s’assume et qui saura plaire aux fans du genre.

Disponible le 20 avril 2022 directement sur OCS

 

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