DMZ (Mini-series, 4 épisodes) : dystopie passagère

DMZ (Mini-series, 4 épisodes) : dystopie passagère

Rien de neuf sous le soleil alors que DMZ avait un potentiel énorme. DMZ a plein d’idées, ce qui permet de passer les quatre épisodes avec suffisamment de matière et de rebondissements mais l’on passe tellement de temps à installer le récit que celui-ci a du mal à décoller dans la seconde partie de la mini-série. Rosario Dawson (Dopesick) est très convaincante dans son rôle ce qui permet là aussi de ne pas trop regarder certains problèmes du récit mais on perd vraiment le côté viscéral de l’histoire. J’avais tellement envie d’aimer DMZ car le point de départ me fascinait autant que le casting et je me retrouve avec un résultat en demi-teinte. DMZ se construit sur des bases plutôt solides et un casting intéressant. Mais malgré toutes les choses intéressantes que DMZ a à nous raconter, je n’ai pas réussi à être pleinement convaincu du résultat final. C’est comme s’il manquait quelques ingrédients supplémentaires afin que la sauce prenne complètement.

 

Dans un futur proche, les Etats-Unis sont ravagés par une guerre civile. Au sein de celle-ci, une médecin s'efforce de venir en aide aux résidents tout en retrouvant son fils.

 

D’un côté, DMZ est trop courte pour aller au bout des choses et nous offrir un récit percutant avec des personnages réellement développés mais trop long pour être aussi palpitant qu’un film. Je me demande d’ailleurs si DMZ n’aurait pas été plus efficace en film qu’en une simple mini-série de quatre épisodes. Ce côté ultra paradoxal ne sert pas vraiment la série car le scénario a du mal à faire les meilleurs choix possibles. Surtout que DMZ est vendue comme une série dystopique avec de l’action et Rosario Dawson. Il n’y a là dedans que des choses à apprécier. Durant les deux premiers épisodes, les personnages passent plus de temps à discuter et délivrer des dialogues qu’à réellement être dans le feu de l’action. Dawson a un script qui manque de surprises mais a la malice de tenter d’en faire plus. J’apprécie le dévouement de l’actrice car elle incarne parfaitement son personnage et parvient à le faire vivre du début à la fin de façon intelligente.

 

Je pensais que la seconde partie de la mini-série aurait le potentiel d’être plus intéressante. Si celle-ci nous offre bien plus de scènes d’action, DMZ n’a jamais la chance d’aller au bout de ce qu’elle introduit. Même quand elle cherche à délivrer de l’émotion cela manque d’un petit grain qui aurait pu permettre à la série de réellement décoller et ainsi devenir plus mémorable qu’un chapitre que j’aurais oublié la semaine prochaine. Robert Patino et Ana DuVernay tentent donc de faire plein de choses avec ce qu’ils ont entre les mains (puisqu’ils adaptent ici un comics) mais il aurait fallu intégrer probablement plus de séquences moins inutiles et ainsi trouver un bel équilibre. DMZ aime les courses contre la montre et en oublie alors facilement son récit pour que notre héroïne court dans tous les sens. Tout ce que j’ai envie de retenir de DMZ c’est tout ce qu’elle aurait réellement pu devenir si elle avait été au bout de son potentiel.

 

Note : 4.5/10. En bref, malgré quelques qualités DMZ n’est pas assez longue pour nous attacher aux personnages et trop courte pour être aussi viscérale et efficace qu’un film d’action.

Prochainement sur HBO Max France

 

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