Syndrome E (Saison 1, épisodes 1 et 2) : polar classique mais viscéral

Syndrome E (Saison 1, épisodes 1 et 2) : polar classique mais viscéral

Après avoir adapté en long et en large Harlen Coben, TF1 adapte ici Franck Thilliez. C’est très classique mais diablement efficace et il sera long d’attendre la suite. Syndrome E adapte donc le best-seller de l’auteur parti en 2010. On retrouve ici tous les ingrédients du polar classique avec un casting réussi. Les meurtres s’enchaînent et la série n’a pas froid aux yeux. Dans un sens, Syndrome E n’est pas la série la plus originale étant donné que l’on a déjà vu cela dans plusieurs fictions. La série sort du lot et Vincent Elbaz joue alors avec son charisme afin de donner corps à son personnage. Sauf que c’est Jennifer Decker de la Comédie-Française qui apporte ici quelque chose de neuf. L’actrice est parfaite dans son rôle et offre une vision légèrement différente de ce que l’on aurait pu imaginer. Syndrome E est aussi la première enquête dans l’univers Thilliez entre Franck Sharko et Lucie Hennebelle. L’association des deux fait tout de suite mouche et parvient à rapidement nous plonger dans tous les mystères de la saison. Côté casting des personnages secondaires, pas de seconds couteaux avec même quelques surprises comme Bérangère Krief dans un rôle sérieux.

 

Franck Sharko et Lucie Hennebelle enquêtent dans le monde glaçant, voire cauchemardesque, des manipulations mentales et neurosciences alors que cinq cadavres sont retrouvés atrocement mutilés...

 

Le problème de Syndrome E (car il y en a tout de même un) c’est l’introduction qui est assez longue. Il faut réellement attendre la fin du premier épisode pour que la série dévoile ses qualités et qu’elle commence à construire quelque chose d’intéressant. Les mystères sont intéressants et épais, ce qui donne corps à la série. Comme ces disparitions inquiétantes d’enfants, une bobine de film dont la vision provoque des effets et tous ces cadavres qui s’empilent au fur et à mesure que Syndrome E évolue. L’atmosphère semi-horrifique est intelligemment exploitée par la mise en scène. Celle-ci est bien plus sombre que d’autres séries de la chaîne et offre aussi une particularité à celle-ci. Il y a certes des grosses ficelles qui sont visibles mais dans son ensemble Syndrome E maîtrise son suspense et parvient à créer quelque chose d’intéressant autour de ses deux héros. Je demande donc à voir ce que les prochains épisodes ont en stock et si le mystère aussi labyrinthique semble-t-il va pouvoir se délier intelligemment.

 

Note : 7/10. En bref, un polar à l’efficacité redoutable.

Automne 2022 sur TF1

Diffusée dans le cadre du Festival Séries Mania 2022

 

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