Critiques Séries : Severance. Saison 1. Episodes 8 et 9 (season finale)

Critiques Séries : Severance. Saison 1. Episodes 8 et 9 (season finale)

Severance // Saison 1. Episodes 8 et 9. What’s for Dinner? / The We We Are.

SEASON FINALE

 

Severance aura été une curiosité tout au long de sa première saison et surtout capable de surprendre son téléspectateur jusqu’au bout. « What’s for Dinner? » nous offre un rebondissement étonnant : celui du licenciement de Cobel. Rien que cet évènement de cet épisode donne l’envie frénétique d’en voir plus mais c’est sans compter sur tout ce qui se joue en parallèle, petit à petit, construisant quelque chose de réellement étonnant. Ces deux derniers épisodes sont parfaits et la mise en scène de Ben Stiller démontre à quel point l’acteur est aussi un réalisateur grandiose qui maîtrise du bout des doigts (enfin de sa caméra) un récit puzzle qui a su constamment maintenir le suspense et la tension. Dans « What’s for Dinner? », tout le monde est dans le feu de l’action. L’un des grands mystères de la saison reste Helly et cet épisode ne fait que renforcer ce sentiment. Il y a quelque chose chez elle qui ne tourne pas rond depuis le début. Plus on a évolué dans la saison et plus son envie de démissionner au début de la série est surjouée, comme le point de départ d’un jeu beaucoup plus grand.

 

Irv aussi a quelque chose qui cloche et je suis heureux que Severance nous donne plus de temps pour pénétrer le quotidien de ce personnage. Notamment cette fascination pour la peinture. Tout cela nous permet de comprendre plusieurs choses : la première c’est que la substance noire que Irv avait sous les doigts dans le second épisode est probablement la peinture qu’il utilise dans cet épisode. Irv est étrange car il est incapable d’arrêter de peindre. Par ailleurs, Cobel est une sacrée manipulatrice et cherche à faire en sorte que Mark se sente responsable de la mort de Ms Casey mais la frustration est ici étonnante pour Cobel car la finalité n’est clairement pas celle qu’elle avait imaginé. Tout cela nous permet de confirmer que Ms Casey n’est pas un robot mais une version de la femme de Mark, Gemma. Ce que Severance suggère aussi c’est que Irv a vécu aussi ce que Lumon fait à Mark.

 

L’autre question que l’on peut se poser c’est si Lumon a maquillé la mort d’Irv de la même façon que celle de Gemma. Lorsque Helly termine de son côté son boulot, on a l’impression visuellement qu’elle vient de battre le boss final d’un petit jeu vidéo des années 80. Visuellement la série continue de m’impressionner et ces deux épisodes délivrent pas mal de scènes étonnantes. Le côté ultra labyrinthique de la série est aussi définit par son propre visuel et Ben Stiller est suffisamment malin pour cacher à la fois des indices mais aussi nous permettre de comprendre tout ce qu’il adviendra de la suite. Dylan est quant à lui l’homme de la situation et de « What’s for Dinner? ». Je ne m’attendais pas spécialement à ce que la série l’engage dans cette direction mais je suis content que cela soit fait.

 

« The We We Are » est quant à lui un épisode curieux qui répond à quelques questions mais continue de nous laisser dans le flou artistique qu’est Severance. La série adore nous trimballer un peu dans tous les sens mais tout ce qu’elle raconte prend tout de même sens à certains moments. On apprend pas mal de choses comme le fait que le vrai nom d'Helly est Helena Eagan. Les Eagan ne sont autre que les fondateurs et propriétaires de Lumon Industries. C’est une révélation qui s’ajoute à la montagne de révélations que la série fait depuis quelques épisodes maintenant. Cobel aime ce qu’elle fait et elle est prête à tout pour arriver à ses fins. Lorsque Mark et Cobel se font face dans cet épisode, Severance s’avère brillante. Il y a quelque chose dans le jeu des acteurs et leur direction qui continue de faire sa force. Si Cobel veut éviter que les « Innies » révèlent les secrets de Lumon, le chemin est bourrée de suspense et d’action.

 

Severance ne perd jamais de temps pour nous amuser et nous surprendre. Cobel est maligne et quand Mark l’appelle par son nom et pas celui qu’elle a dans le monde en dehors de Lumon, alors les choses deviennent encore plus percutante. Mark, Helly et Irving tentent tous de sortir de leur vie misérable à Lumon mais c’est sans compter sur Cobel et sa capacité à ruser. Mark réalise aussi que Ms Casey est toujours en vie et que c’est Gemma. Dans tout ce que cet épisode entreprend, Severance nous offre énormément de rebondissements. Le suspense est tel que je n’ai jamais pu décrocher une seule seconde de mon écran. Je me demande comment je vais faire pour attendre la suite après deux épisodes comme ceux-ci. Rare sont les séries qui récompensent autant le téléspectateur de s’être investis dans le récit. Tout a été fait pour que l’on s’attache aux personnages et au récit mais Severance a su délivrer un final étonnant et un cliffhanger qui a de quoi donner l’envie frénétique de revenir pour la saison 2.

 

Note : 10/10. En bref, Severance récompense à la perfection les téléspectateurs qui se sont investis dans son récit avec deux épisodes brillants. Severance est probablement le plus beau coup de coeur télévisuel de ces dernières années à mes yeux.

Disponible sur Apple TV+

Severance est renouvelée pour une saison 2

 

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T
Merci apple pour leurs nombreuses séries de qualité ! Grosse frustration sur le clinfanger .<br /> Par contre on ne sait toujours pas ce qu'il branle dans cette compagnie . Peut être est ce juste un test pour voir à quel point les employés supportent la torture !
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