Critiques Séries : Slow Horses. Saison 1. Episodes 1 et 2.

Critiques Séries : Slow Horses. Saison 1. Episodes 1 et 2.

Slow Horses // Saison 1. Episodes 1 et 2. Failure’s Contagious / Work Drinks.

 

Slow Horses, la nouvelle série d’espionnage d’Apple TV+ n’est clairement pas là pour réinventer le genre mais dans un sens ce n’est pas un genre qui a besoin de se réinventer. Adaptée des romans de Mick Herron, Slow Horses nous plonge petit à petit dans l’univers des personnages sans about de gadgets et d’effets spéciaux. Ce qu’il y a finalement d’original dans Slow Horses c’est l’angle plus drôle de la série. Rapidement, ces deux épisodes nous montrent un univers proche du second degré avec de la vraie comédie noire et c’est là que tout prend forme et devient intéressant. L’idée de faire une série avec autant de séquences amusantes et cyniques est vraiment l’angle le plus original de Slow Horses. Je ne connais pas les romans dont la série est adaptée mais je trouve ça vraiment différent des thrillers d’espionnage de John le Carré dont l’ambiance est souvent reprise par les fictions britanniques du genre. Cela ne se fait pas au détriment de l’action qui est bien présente, ni d’enjeux géopolitiques majeurs qui donnent tout de suite l’entrain de la série.

 

Des agents de renseignements britanniques sont envoyés dans un département - une sorte de débarras - obscure du MI5, appelé le " Slough House ". La cause : les multiples erreurs qu'ils ont commises et qui les conduisent lentement à la fin de leur carrière...

 

L’intrigue fonctionne assez bien dans ces deux premiers épisodes ce qui permet de ne pas trop remarquer les problèmes narratifs et invraisemblances qui sont parfois nombreuses. Le casting est quant à lui tellement bon que cela aide aussi à passer outre tous les défauts du récit. Comment ne pas aimer Kristin Scott Thomas en Tatcher du renseignement ou encore Saskia Reeves en alcoolique persécutée par son patron. Ce sont eux qui font tout le sel de cette série et lui apporte finalement cette légèreté dans un monde de brut. L’otage est finalement la partie la moins intéressante de Slow Horses, peut-être aussi car les personnages sont forts et intéressants et que l’ensemble fonctionne très bien sans l’intrigue de la saison. Slow Horses veut s’attaquer à tout sur son passage : l’extrême-droite et son idéologie et cherche à faire de ses adeptes des gens violents et vulgaires qui n’ont pas plus que 10 de QI. Il y a donc une sorte de paradoxe dans Slow Horses où le mélange entre comédie et drame est parfois très mince ce qui ne permet pas toujours de rendre l’ensemble lisible.

 

Note : 6/10. En bref, une curiosité qui mérite le coup d’oeil mais qui a encore besoin de prouver que son existence n’est pas vaine.

Disponible sur Apple TV+

 

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