Critique Ciné : Firestarter (2022)

Critique Ciné : Firestarter (2022)

Firestarter // De Keith Thomas. Avec Zac Efron, Ryan Kiera Armstrong et Sydney Lemmon.

 

Après The Vigil (2019), Keith Thomas retrouve Blumhouse pour son second long métrage et adapte le célèbre roman de Stephen King du même nom en VO et « Charlie » en français. Ce roman emblématique de l’écrivain méritait probablement mieux. Déjà adapté deux fois (dont une avec Drew Barrymore dans le rôle de Charlie en 1984), Firestarter est donc remis aux goûts du jour mais rien n’est vraiment incandescent dans ce film et ne parvient ainsi à réellement sortir des sentiers battus. Firestarter ne sait clairement pas ce qu’il veut être et donne l’impression par moment d’être la moitié d’un téléfilm comme on en avait à l’époque, vacillant bien loin des objectifs de départ et tirant sur la corde à de nombreuses reprises. Pour avoir lu le roman, je trouve que cette nouvelle adaptation n’a rien à offrir. Comme si Blumhouse voulait simplement faire ce film pour garder les droits du roman en attendant d’en faire quelque chose de mieux. Bien que la version de 1984 ne soit pas un chef d’oeuvre, elle peut procurer un certain sentiment de nostalgie que Firestarter ne parvient jamais à atteindre.

 

Depuis plus de dix ans, Andy et Vicky sont constamment entre deux déménagements pour échapper à une agence fédérale obscure qui cherche à capturer leur fille Charlie. En effet, celle-ci dispose d’une faculté extraordinaire de pyrokinésie dont l’agence aimerait se servir pour créer une arme de destruction massive… Andy a appris à sa fille à maîtriser sa colère ou sa douleur qui déclenchent son pouvoir. Mais Charlie a désormais 11 ans et elle a de plus en plus de mal à maîtriser ses émotions – et donc le déclenchement du feu. Lorsque l’agence découvre le lieu où elle et ses parents séjournent, un mystérieux agent est envoyé en mission pour traquer la famille et s’emparer de Charlie. Mais la jeune fille ne compte pas se laisser faire…

 

Alors que The Vigil était une belle surprise avec un vrai sens de l’horreur, Firestarter ne démarre jamais et donne l’impression d’être vidé de toute tension. Tout commence de façon assez efficace pourtant. Le début du film est rythmé et plutôt bon dans son ensemble ce qui permet de nous offrir une belle porte d’entrée dans ce monde. Pour autant, Firestarter tombe rapidement dans tous les travers du genre sans jamais rien faire de très original. On ne retrouve pas la psyché de la vraie Charlie du roman et l’on se retrouve donc avec un récit qui ne procure aucun effet. Toute la conspiration gouvernementale responsable des essais cliniques n’est pas vraiment une menace à prendre au sérieux. Le film ne fait que construire autour de Charlie des personnages fades sans intérêt qui eux aussi ne procurent aucun frisson. Rainbird est un vrai vilain dans le roman et dans le film ressemble à un vilain de série policière que l’on aura oublié aussi rapidement avec le prochain épisode. Michael Greyeyes n’offre pas grand chose au personnage car le script n’est pas suffisamment bon pour en faire quelque chose. Tout est alors bâclé dans les dix dernières minutes et l’on ne peut qu’avoir envie d’attendre une nouvelle adaptation qui je l’espère sera elle à la hauteur.

 

Note : 3/10. En bref, tout est bâclé et ne démarre pas réellement. Firestarter erre au milieu d’idées sans savoir quoi en faire.

Sorti le 1er juin 2022 au cinéma

 

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