The Endgame (Saison 1, 10 épisodes) : tourner autour du pot

The Endgame (Saison 1, 10 épisodes) : tourner autour du pot

The Endgame donne l’impression pendant dix épisodes de tourner en rond sans savoir dans quelle direction elle veut aller. Le concept de départ est intéressant mais ce n’est qu’un mirage. Dès le début la série tombe dans les pires clichés du genre avec une mécanique narrative assez étrange. Le mélange des lieux, des personnages et des intrigues n’est donc qu’une illusion. Je suis allé au bout de The Endgame par respect pour Morena Baccarin que j’aime beaucoup mais rien ne fonctionne. J’avais envie d’apprécier cette série, croyant qu’à un moment elle pourrait se révéler être un peu plus divertissante que de voir Elena dans son bunker (sauf quand la série fait des flashbacks et là c’est encore pire). La série n’a aucun respect pour les personnages qu’elle créée. Baccarin n’arrive pas à tenir son personnage sur ses épaules. Son jeu est assez faible et on a du mal à croire à ce qu’elle nous raconte. Avec son faux accent, son personnage n’est pas aidé du tout. Même les personnages secondaires qui entourent l’héroïne sont tous plus bêtes les uns que les autres.

 

Quelles sont les motivations de Doak et Réal ? Rien n’a de sens et tout devient rapidement incohérent. Si la série était capable de s’améliorer au fil des épisodes en dévoilant un peu plus de choses sur ses personnages alors peut-être que The Endgame aurait eu un mérite mais plus les épisodes avancent et plus la série est mauvaise. Les dialogues sont tous téléphonés et ridicules, délivrés comme si le casting avait rapidement perdu foi en la série. Il n’y a donc aucune action qui donne réellement envie de s’investir dans le récit. Je crois que l’un des pires épisodes de la série est l’épisode sept qui m’a complètement laissé de marbre et donné l’impression que tout ça n’a servi à rien. En apparence, The Endgame ressemble à une série efficace et divertissante qui bouge. Sauf que tout cela n’est que poudre aux yeux. On sent la fainéantise des scénaristes dès le premier épisode. C’est comme si tout le monde à la table des scénaristes étaient là contre son gré et cherchait à envoyer des signaux de fumées afin d’être sauvé.

 

Le genre en lui-même est pourtant un genre que j’admire parmi les séries procédurales. Les histoires autour de criminels intelligents fonctionnent dans certains cas (Blindspot, The Blacklist, The Mentalist, etc.) mais j’aurais peut-être préféré que la série s’amuse et se lâche complètement en oubliant d’être aussi sérieuse. Car c’est clairement le côté ultra sérieux que veut se donner The Endgame qui ne fonctionne pas. Comme Hollywood n’est plus vraiment ce qu’elle était et que l’imagination des scénaristes n’est pas débordante, The Endgame est une pâle copie (une énième) d’autres séries du genre dans l’espoir qu’elle prenne la relève. Entre des flashbacks bâclés, des dialogues ridicules et des personnages mal écrits, The Endgame n’arrive jamais à créer un véritable engouement. La seule chose que cette série a réussi à faire c’est me donner envie de ne plus jamais regarder ce genre de séries. The Endgame restera sur les étagères de NBC comme un nouvel échec cuisant de ces tentatives qui ne devraient plus avoir lieu : la copie.

 

Note : 2/10. En bref, rien ni personne n’est capable de sauver The Endgame en dix épisodes.

Prochainement en France

NBC a annulé la série après 1 saison

 

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