Angelyne (Mini-series, 5 épisodes) : tête d'affiche de sa propre célébrité

Angelyne (Mini-series, 5 épisodes) : tête d'affiche de sa propre célébrité

L’histoire d’Angelyne n’est peut-être pas connue de tous mais elle méritait bien d’être contée dans une mini-série. Durant cinq épisodes on navigue avec les aventures de cette jeune femme qui veut devenir célèbre par tous les moyens. Allison Miller (Brave New World, Strange Angel) et Nancy Oliver (True Blood, Six Feet Under) parviennent à créer quelque chose d’amusant et délirant autour d’Angelyne. Disons que le principe même de l’histoire c’est celle d’une femme qui rêve de célébrité et est prête à tout pour arriver à ses fins. Angelyne c’est un peu Instagram avant Instagram. Son narcissique, sa superficialité et sa légèreté sont justement tout ce que la série veut mettre en avant et parvient à faire avec intelligence. La série ajoute aussi une vraie joie de vivre qui se ressent dans chacun des personnages, grandement aidé par la prestation d’Emmy Rossum (Shameless). L’actrice est parfaite dans la peau de la jeune bimbo et semble tellement s’amuser que cela devient communicatif. Dès le début, la série nous assigne d’une réplique qui donne tout de suite le ton : « I am not a Woman. I’m an icon ». Elle répète ces mots et parvient à nous faire comprendre que nous sommes face à une icône et toute la série va chercher à défendre ce propos.

 

Années 1990. Los Angeles. Une jeune femme cherche désespérément à devenir célèbre. Elle n'a pas de talent particulier ni de raison précise pour être connue. Elle paie alors une affiche publicitaire sur un grand panneau d'affichage dans l'unique but de faire sa propre promotion.

 

Mais Angelyne est probablement la meilleure chose que Peacock (le service de streaming de NBC Universal) nous ait offert depuis ses débuts. C’est intelligent et drôle, un vrai divertissement qui en plus de ça nous raconte une histoire intéressante sur ce qui aurait pu être la pire idée du siècle. Angelyne s’intéresse à Angelyne et à qui elle est réellement. En s’inspirant de l’article de Gary Baum de 2017 publié dans le Hollywood Reporter, Angelyne est la quintessence même de l’histoire d’une blonde dont le passé mystérieux devient l’obsession de toute une ville. Pendant des années, Angelyne a été une personnalité emblématique de Los Angeles et continue aujourd’hui de fasciner. Après tout, elle a commencé simplement en mettant son corps sur des panneaux d’affichage de la ville. Les créateurs et producteurs de Angelyne ne cherchent pas non plus à dévoiler tous les secrets du mythe. Aucune série n’aurait le temps de le faire et ne pourrait le faire mais ce portrait est fascinant à bien des égards.

 

C’est aussi amusant d’essayer de débusquer les éléments qui sont inspirés de la réalité et ceux qui sont purement imaginés. En grande partie mise en scène comme un mockumentary, la série utilise tout un tas de techniques narratives afin de nous embarquer dans ce qui est l’aventure la plus fun de cette année et la plus étonnante. La série est bourrée de bons dans le temps, de narrateurs en qui on ne peut pas toujours croire, de fantasmes et de moments plus réalistes et forts. On sent aussi que les réalisateurs aiment ce qu’ils ont à réaliser. Cela transpire l’amour dans le visuel et c’est parfait pour une telle histoire. Un peu comme Danny Glicker et ses costumes. La façon dont a été transformé Rossum me fascine et me bluffe. Je ne savais pas quoi attendre de l’histoire d’Angelyne et finalement j’ai été agréablement surpris. C’est un vrai bonbon et à chaque fois que l’on met la main dans le paquet on prie pour qu’il en reste encore.

 

Note : 9/10. En bref, une série étonnante. Un divertissement pur qui mérite le coup d’oeil et pour voir Emmy Rossum métamorphosée.

Prochainement en France

 

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J
Quelle fille! hyper jolie!
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