Critique Ciné : The Other Me (2022)

Critique Ciné : The Other Me (2022)

The Other Me // De Giga Agladze. Avec Jim Sturgess, Rhona Mitra et Orla Brady.

 

Quand un film annonce être produit par David Lynch, tout cela est forcément un produit pour appâter le chaland. Pour son premier long métrage, Giga Agladze tente d’utiliser la métaphore de la vie limitée à ce que l’on voit ou perçoit à sa façon afin de nous plonger dans un récit confus et parfois trop long à pénétrer son sujet. The Other Me a un peu de mal à mélanger des éléments du monde réel avec une logique émotionnelle que le spectateur peut ressentir. Afin de créer son propre environnement, le film ajoute ainsi des éléments surnaturels qui ne collent pas forcément avec le récit. Le problème de ces éléments n’est pas leur présence mais plutôt le côté peu inspiré de leur mise en scène. On a l’impression que c’est là pour le décorum sans que cela n’ait réellement d’intérêt. Les intentions sont donc assez étranges et mal définies par le récit. Cela rend souvent le récit bien moins percutant et créé une sensation d’ennui qui s’installe. Le film suggère énormément de choses comme les qualités du héros. On suppose que le personnage de Sturgess est un super architecte, frustré mais l’on ne voit jamais son art et l’on n’entend jamais ses idées à l’écran.

 

Un architecte apprend qu'il est atteint d'une maladie oculaire rare qui lui fait voir les véritables motivations des gens. Alors que ses visions deviennent de plus en plus intolérables, il tombe amoureux d'une femme mystérieuse...

 

Cela sort ainsi complètement le spectateur du personnage que The Other Me tente de défendre et je trouve ça bien dommage. Certaines scènes sortent ainsi de nulle part comme cette mystérieuse femme qui pique une crise sur le vieux sac à main de la mère du héros ou alors qu’il ne peut apparemment pas identifier la voix de sa propre meilleure amie dans la pièce voisine. Même la seule séquence fantastique visuellement frappante (une vision de Sisyphe en noir et blanc) est gâchée par la stupidité avec laquelle on doit nous dire que les personnages soulèvent le poids de toutes leurs souffrances. Dès que The Other Me tente une image celle-ci tombe souvent à plat, rendant le récit bien moins intéressant que l’on ne pourrait l’imaginer. Sturgess n’en est pas à son coup d’essai dans les films de genre un peu indépendant et ratés (Upside Down, Eliza Graves). The Other Me aurait pu prendre son envol en tant qu’objet étrange et non identifié mais malheureusement toutes les bonnes idées sont sous développées et rendent le récit bien trop mou pour réellement entrevoir quoi que ce soit de percutant.

 

Note : 2/10. En bref, une idée audacieuse qui finit par devenir ennuyeuse.

Prochainement en France

 

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