Critiques Séries : Irma Vep. Mini-series. Episode 2.

Critiques Séries : Irma Vep. Mini-series. Episode 2.

Irma Vep // Mini-series. Episode 2. The Ring That Kills.

 

Le premier épisode de la mini-série d’Olivier Assayas était parfait. Ce second épisode reste dans la même lignée et je dois avouer que j’ai hâte de découvrir la suite. La question posée dans cet épisode va de paire avec la série en elle-même : l’histoire d’un film divisé en huit épisodes. Car Irma Vep raconte l’histoire d’une adaptation en série du film. Comme Irma Vep est l’adaptation d’un film en une mini-série. Olivier Assayas questionne aussi quelque chose de fondamental : Pourquoi ? Pourquoi sortir du placard une série française vieille comme le monde pour une audience contemporaine ? Quel est le but artistique ici ? Quels ont les enjeux ? L’intérêt ici est de voir aussi que personne n’a vraiment de réponse. Vincent Macaigne qui incarne René est presque plus intéressant dans cette mini-série que le René du film de 1996. Olivier Assayas ne se contente pas de développer plus amplement le récit qu’il avait déjà développé dans son film, il lui donne également une nouvelle dimension. René explique dans cet épisode qu’il est obsédé par les femmes en catsuit. Il a découvert Diana Ring dans The Avengers à la télévision quand il était enfant et est devenu obsédé par elle.

 

René est une part importante dans l’histoire d’Irma Vep et la série tente d’en faire quelque chose de réellement percutant. René fait peur à sa propre société d’assurance à cause de son comportement passé. Il s’est retrouvé sans assurance et le but de cet épisode est clairement de relancer l’histoire. Ce second épisode plonge un peu plus Irma Vep dans les coulisses de ce remake mais en même temps propose des discussions entre les personnages qui ne donnent jamais l’impression d’être là pour être là. C’est même fascinant à bien des égards et je ne peux que me réjouir une fois de plus de Irma Vep être brillante dans ses dialogues. Olivier Assayas n’en est pas à son coup d’essai tant les dialogues de ses films en font leurs richesses. J’aime bien voir la série continuer à grandir et c’est tout ce que je pouvais attendre de ce nouvel épisode. L’intrigue la plus amusante de cet épisode est l’arrivée de Lars Edinger dans le rôle de Gottfried, un acteur de théâtre qui demande quelque chose d’inattendu à la production : il est accro au crack et a besoin d’un peu de drogue pour jouer.

 

Il y a toute une aventure autour de cette histoire de drogue qui s’avère amusante. C’est un vrai délire et je dois avouer que seul Olivier Assayas est capable de rendre cela aussi intelligent que drôle. Irma Vep s’amuse avec ses personnages et créé un univers réellement palpitant. Chaque scène a son intérêt et rien n’est laissé au hasard. Tous les personnages sont amenés à évoluer et la mise en scène continue d’être léchée et en adéquation avec ce qui nous est conté. Je n’en attendais pas moins de ce réalisateur français et je continue de croire que Irma Vep est probablement l’un des plus beaux produits sériels de cette année 2022.

 

Note : 10/10. En bref, la série continue son bout de chemin dans les coulisses du remake de Les Vampires.

Disponible sur OCS US+24

 

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