Under the Banner of Heaven (Mini-series, 7 épisodes) : Sur ordre de Dieu

Under the Banner of Heaven (Mini-series, 7 épisodes) : Sur ordre de Dieu

Je ne connais pas le roman de Jon Krakauer datant de 2003 mais je dois avouer que Under the Banner of Heaven a une bonne idée dès le départ : celle de questionner la foi. Pour autant, la série a du mal à trouver le bon équilibre avec tout ce qu’elle nous raconte ce qui par moment laisse la série sur le bas côté. La mini-série se repose énormément sur Andrew Garfield qui pour le coup est impeccable mais tout dans une série ne peut pas se reposer sur un seul et même acteur. Surtout quand il s’agit d’une série policière avec une enquête sur un meurtre. Cela me rappelle par moment True Detective mais sans ce qui en faisait l’originalité ou l’intérêt. La culture mormon n’est pas vraiment celle que l’on croise tous les jours dans le monde des séries mais Dustin Lance Black, le créateur de la série, tente de nous ouvrir ces portes difficiles à pénétrer. Dans cette communauté mormon de l’Utah, Jeb Pyre (Andrew Garfield), notre policier du coin, assène que tout le monde laisse sa porte ouverte. Pyre suit la vision du fondateur du mouvement Mormon Joseph Smith et la communauté semble vivre ainsi en harmonie. Jusqu’au moment où… un meurtre a lieu.

 

Under the Banner of Heaven n’est pas vraiment un whodunit mais plutôt un whydunit. Pourquoi ce crime a été commis et dans quel but ? La série a parfois du mal à délivrer des réponses puisqu’elle doit gagner du temps avant d’arriver petit à petit au dernier épisode. L’une des forces de Under the Banner of Heaven est ce que Dustin Lance Black (Milk) parvient à insérer dans le récit et c’est de l’émotion. La série se veut plus émotionnelle et riche avec ses personnages qu’avec le meurtre en lui-même. Le double homicide est presque une excuse bateau pour faire le portrait de toute cette communauté. Parfois, j’ai surtout l’impression que Under the Banner of Heaven édulcore des éléments du récit original. On sent que la série n’ose pas tout, probablement pour ne pas s’attirer des foudres dans toute la communauté mormon qui est peut-être abonnée à Hulu elle aussi.

 

Toute la partie signée dans le présent de Under the Banner of Heaven fonctionne et s’avère même brillante. Je suis bien moins convaincu au fil des épisodes de l’intérêt des flashbacks remontant au début des années 1800. On y suit le fondateur du mouvement Mormon, Joseph Smith, et c’est tellement déconnecté du reste de la mini-série que cela donne la mauvaise impression de sortir le téléspectateur de la série pour en suivre une autre. Ce n’est pas le seul défaut de Under the Banner of Heaven. Certaines lignes de dialogues semblent parfois répétitives, comme si la série voulait insister sur tel ou tel élément et qu’elle assénait alors le tout dans la tête de son spectateur en le répétant plusieurs fois. Bien qu’une partie de la série soit inutile et rallonge malheureusement le tout, Under the Banner of Heaven a des qualités. Je dois avouer qu’il s’agit d’un point de vue purement policier ce qui s’est fait de mieux ces dernières années (juste derrière Mare of Easttown et True Detective). Car il y a de vraies qualités dans les émotions que la mini-série cherche à transmettre par ses personnages.

 

Le travail qui est fait pour développer les personnages est fort et l’implication de la foi dans le récit n’est pas dérageante. Au contraire cela permet aussi d’explorer d’autres thématiques que celles que l’on a pour habitude de voir dans ce genre de séries. Andrew Garfield est la vraie étoile de cette série et parvient à améliorer certaines parties du scénario où son personnage n’a pas forcément de grandes lignes de dialogue travaillées à délivrer.

 

Note : 6.5/10. En bref, si tout ne fonctionne pas dans Under the Banner of Heaven, c’est le haut du panier des « true crime drama » de ces dernières années.

Disponible sur Disney+ Star

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article