Visitors (Saison 1, 8 épisodes) : objet non identifié

Visitors (Saison 1, 8 épisodes) : objet non identifié

Dans la course à la création de contenu original, je n’aurais jamais pensé que Warner TV France se lancerait également avant l’arrivée de HBO Max sur notre sol. Simon Astier (Hero Corp) nous offre ici sa nouvelle création sur fond de science fiction. Ce qui me fascine avec Visitors, un peu comme avec sa précédente création Hero Corp, c’est la façon dont le créateur s’amuse des références aux années 80 et 90. Ce n’est pas parfait non plus car l’humour est un brin prévisible et pas toujours réussi mais dans son ensemble Visitors fonctionne grâce à son intrigue. On retrouve le ton de Simon Astier du début à la fin de cette saison. Il y a pas mal de productions françaises qui ces dernières années se lancent dans la SF (OVNI, Infiniti, Parallèles, Flashback, etc.) mais elles ne sont pas toutes égales et certaines sont même catastrophiques. Pour autant, j’apprécie le fait que la France tente de se défendre elle aussi dans le monde de la SF et du fantastique.

 

Richard, Bob et Mitch, trois amis d'enfance, vivent à Pointe-Claire. Richard suit les traces de son grand-père et intègre la police, mais l'accueil qui lui est réservé n'est pas des plus chaleureux. Le soir même, à la nuit tombée, deux lueurs étranges se percutent dans le ciel. C'est alors que de mystérieux événements surviennent dans la ville...

 

Visitors choisi de revêtir le côté rétro et ses multiples références dans le but de créer un sentiment de nostalgie chez tous les fans du genre. La série multiple alors des clins d’oeil aux classiques des années 80 et 90. Certains sont réussis, d’autres beaucoup moins. Comme dans l’univers de Simon Astier, Visitors se transforme parfois en une série de références sous la forme d’un sketch (E.T devient Fred l’Extraterrestre, les agents du FBI de X-Files sont devenus Muller et Scolla, etc.). C’est ce genre de choses qui permettent de donner aussi au spectateur l’envie de chercher ces petits clin d’oeil amusants sans pour autant que la série ne cherche à briller. Visitors se contente parfois un peu trop des poncifs du genre que l’on voit de partout dans la SF et les histoires d’invasion extra-terrestre. Plus que des caricatures grotesques et des hommages en tout genre, Visitors a tout de même plusieurs qualités. Notamment dans la bande son qui est soignée mais aussi le visuel qui change un peu de ce que l’on a pour habitude de voir.

 

Le but n’est clairement pas d’en faire des tonnes afin de surprendre avec tout ce que Visitors peut avoir entre les mains mais plutôt de s’amuser avec des personnages et une intrigue facile sans fioritures. On retrouve notamment un goût pour les créatures visqueuses qui n’est pas sans rappeler le cinéma des années 80 (Alien, The Thing, etc.). Plutôt qu’une série simpliste sans effet, Visitors se démarque à sa façon et délivre donc une agréable surprise. Dommage que la série n’arrive pas à marquer plus l’esprit du téléspectateur. J’aurais trouvé intéressant que Visitors insère des éléments plus mémorables. Notamment si la série avait un peu plus appuyé son inspiration des oeuvres d’Edgar Wright alors peut-être que l’on aurait eu une série un brin plus surprenante. Il faut tout de même attendre la seconde partie de la saison pour que celle-ci dévoile enfin ses vrais enjeux. Il serait bon, si saison 2 devait voir le jour, de pousser le délire encore plus loin afin de délivrer une série encore plus intéressante.

 

Note : 6/10. En bref, agréable surprise qui se freine trop et n’arrive pas forcément à devenir mémorable.

Diffusée sur Warner TV France

 

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