Critique Ciné : L'Homme Parfait (2022)

Critique Ciné : L'Homme Parfait (2022)

L’Homme Parfait // De Xavier Durringer. Avec Didier Bourdon, Pierre-François Martin-Laval et Valérie Karsenti.

 

J’ai comme l’impression que le cinéma français ne sait pas faire de films sur des robots domestiques. BigBug plus tôt cette année de Jean-Pierre Jeunet était un sacré navet et bien que je n’attendais rien de la part de L’Homme Parfait, je pensais a minima passer un bon moment. Xavier Durringer fait de L’Homme Parfait le téléfilm du lundi soir. Après tout, le réalisateur est habitué des téléfilms puisqu’il en a déjà mis en scène plus d’une fois pour la télévision française. Il n’y a rien de cinématographique dans ce téléfilm de luxe si ce n’est l’impression je-m’en-foutiste du réalisateur. Le plus gros problème d’une comédie comme L’Homme Parfait est de ne pas être drôle. Le film parvient même à inspirer la gêne par moment ce qui est dommage car il y avait largement de quoi créer des situations comiques avec autant d’acteurs fait pour. Une fois passé la longue introduction ennuyeuse, L’Homme Parfait ne parvient jamais à trouver son rythme ce qui m’a plutôt donné envie de faire la sieste qu’autre chose. Didier Bourdon, engoncé dans un rôle sur mesure, semble s’ennuyer et n’élève jamais un scénario déjà fade.

 

Florence, débordée par sa vie de famille et son travail, décide d’acheter un robot à l’apparence humaine et au physique parfait. Il répond à toutes ses attentes : entretenir la maison, s’occuper des enfants, et plus encore… Mais le robot va vite susciter de la jalousie chez Franck, son mari acteur je-m’en-foutiste au chômage. De peur de perdre sa femme, Franck décide de reprendre les choses en mains, d’autant que le robot semble trouver un malin plaisir à semer le trouble dans leur couple !

 

Il y a tout de même une chose remarquable dans L’Homme Parfait et c’est l’interprétation de Pierre-François Martin-Laval qui, avec une tonne de maquillage sur le visage, parvient à nous faire croire qu’il a été ajouté au film en images de synthèse pour créer cet effet robotique. L’autre élément est l’alchimie à l’écran entre Didier Bourdon et Valérie Karsenti qui se ressent à de nombreuses reprises (les deux se connaissent puisqu’ils ont déjà joué au théâtre ensemble dans Les Inséparables). Au delà de toutes ces petites qualités, L’Homme Parfait n’arrive jamais à faire oublier la vacuité de son histoire passant de scènes en scènes sans provoquer quoi que ce soit de réellement percutant. Les différents effets comiques du film ne sont pas drôles et l’ennui s’installe alors rapidement. Pour une première incursion dans le monde de la comédie, Xavier Durringer aurait dû rester à ses premiers amours (le drame). Les meilleures blagues sont souvent les plus courtes et celle-ci dure bien trop longtemps. Trop léger pour finir en salle de cinéma, L’Homme Parfait méritait plutôt une diffusion télévisée.

 

Note : 2/10. En bref, le navet idéal.

Sorti le 22 juin 2022 au cinéma

 

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