Critique Ciné : The Gray Man (2022, Netflix)

Critique Ciné : The Gray Man (2022, Netflix)

The Gray Man // De Joe et Anthony Russo. Avec Ryan Gosling, Chris Evans et Ana de Armas.

 

The Gray Man n’a rien de révolutionnaire et durant une grande partie des deux heures de film, il s’avère que c’est un divertissement assez plaisant. The Gray Man incarne tout ce que les studios ont abandonné cet été alors que l’on avait il y a encore quelques années de vrais blockbusters dans les salles de cinéma. C’est le genre d’aventures qui s’avèrent souvent fun mais qui n’ont rien à offrir visuellement ou narrativement en dehors du divertissement commercial pour lequel ils ont été produit. C’est le cas avec The Gray Man qui souffre forcément de l’incapacité des frères Russo à mettre en scène le tout de façon originale et aux cabotinages de ses acteurs principaux. Avec 200 millions de dollars de budget (le film le plus cher de toute l’histoire de Netlfix), The Gray Man aurait pu faire beaucoup plus qu’une scène d’action dans les rues de Prague et un face à face de nuit dans un manoir de Croatie mais le film vient chercher l’évasion que pouvait procurer ces petits films popcorn des années 2000 (Night and Day par exemple avec Tom Cruise).

 

" Gray Man " est le nom de code de l’agent de la CIA Court Gentry, alias Sierra Six. Recruté dans une prison fédérale par son officier traitant, Donald Fitzroy, Gentry était autrefois un redoutable tueur à gages à la solde de la CIA. Mais la situation a radicalement changé : Gentry est désormais la cible de Lloyd Hansen, ancien comparse de la CIA, totalement déterminé à le traquer à travers le monde pour l’éliminer. L’agent Dani Miranda le couvre – et il en aura besoin.

 

Sans être toujours à la hauteur, cette inspiration des romans de Mark Greaney, a le mérite de délivrer plus ou moins tout ce que l’on peut attendre d’un tel film : de l’action, un brin d’humour et une intrigue vue et revue. On ne va pas se mentir, The Gray Man ne renouvelle rien du genre des films d’espionnage. On retrouve ici tout ce que l’on a déjà vu dans la saga Bourne, dans certains James Bond sans trop forcer le trait non plus. Les frères Russo n’ont pas spécialement de style de mise en scène mais ils ont le mérite de proposer un produit qui leurs correspond. Ce n’est pas nuancé, c’est de la grande démonstration de moyens ni plus ni moins. Le vilain, incarné par Chris Evans, est un peu trop sage. Ce n’est pas en transformant l’acteur en Pornstache que l’on a envie de croire à sa transition. A certains moments le rôle donne l’impression d’avoir été écrit pour Nicolas Cage (et d’ailleurs ce dernier devrait clairement être le vilain du second volet, tant il y a du potentiel). L’intrigue se termine un peu en eau de boudin mais le plaisir coupable que représente The Gray Man est finalement plutôt agréable à suivre.

 

Il ne faut pas être très exigeant mais The Gray Man incarne tout ce qui me manquait cet été au cinéma. Les dialogues ne sont pas très inspirés et sont souvent assez peu originaux, mais cela change des films de super-héros filiformes que l’on a au cinéma actuellement et qui s’avèrent être la seule offre de Blockbuster que l’on veut nous refiler dans les salles. The Gray Man aurait mérité d’être au cinéma juste pour le plaisir coupable estival qu’il représente. Si le second volet reste égal à celui-ci (et l’améliorer sait-on jamais) alors on a ici une franchise qui est née et qui pourrait bien être un rendez-vous amusant.

 

Note : 6/10. En bref, The Gray Man n’a rien de neuf ou original à proposer mais c’est le divertissement coupable estival qui manque dans les salles de cinéma actuellement. C’est con mais fun.

Disponible sur Netflix

Netflix a commandé The Gray Man 2 et un spin off

 

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