A League of Their Own (Saison 1, 8 épisodes) : Une équipe hors du commun

A League of Their Own (Saison 1, 8 épisodes) : Une équipe hors du commun

A League of Their Own ou Une équipe hors du commun est avant tout un film de 1992 avec Tom Hanks et Geena Davis. Ce n’est pas le film le plus mémorable que j’ai vu mais il avait ses moments. Amazon adapte donc ici le film en série avec sous sa coupe Will Graham (My Movie Project) et Abbi Jacobson (Broad City) tout développant encore plus les personnages et en conservant tout de même l’esprit de la gagne qui faisait tout l’intérêt de ce récit. Les scènes sur le terrain de baseball sont souvent palpitantes (dont celles des deux derniers épisodes) et permettent de donner le ton. On retourne donc en 1943 à Rockford dans L’illinois avec cette équipe féminine de baseball prête à sauver le club de sport de leur ville. A League of Their Own me rappelle par moment Bomb Girls, cette série située également durant la Seconde Guerre Mondiale au Canada sur ces femmes qui fabriquaient dans les usines les bombes qui étaient par la suite utilisées par leurs maris au front.

 

La Seconde Guerre mondiale déclarée, les joueurs professionnels de Base-Ball partent au front. Afin de sauver les clubs et le sport, des propriétaires de clubs s'associent pour créer une ligue de base-ball féminine.

 

A League of Their Own ce n’est pas qu’une série de baseball. C’est avant tout l’histoire de ces femmes qui sont esseulées et qui cherchent un but dans leur vie pendant que leurs maris sont en front. Les Peaches de A League of Their Own ne sont pas les mêmes que ceux que l’on avait pu voir dans le film d’origine, notamment car nous sommes en 2022 et que les temps ont aussi changé. A League of Their Own n’a pas peur de parler du racisme rampant des années 40 aux Etats-Unis (ce que le film de 1992 n’aurait jamais osé faire) et le fait que toutes ces femmes qui ont préféré travailler leurs bras pour le lancer de balle plutôt que leurs talents culinaires s’avèrent finalement des personnages queer. Je trouve intéressant que A League of Their Own n’ait pas peur de parler de tous ces sujets que le film de 1992 cachait autant que la société de l’époque.

 

A League of Their Own se concentre sur deux protagonistes différents que le destin a décidé de faire se rencontre : Carson Shaw (incarnée par Abbi Jacobson - aussi créatrice de la série -), une femme blanche d’Iowa qui pendant que son mari est au front prend un train pour l’Illinois afin de rejoindre les Peaches et Max Chapman (incarnée par l’excellente Chanté Adams), une femme afro-américaine qui un sacré lancé de balle qui se fait mettre de côté par l’AAGPBL à cause de sa couleur de peau. Si Carson parvient à rapidement se faire une place dans l’équipe, Max a du mal à renouer avec ses propres ambitions alors que sa mère un autre destin pour elle au salon de coiffure familial. Alors que ces deux femmes ont des vies totalement différentes : elles ont un point en commun. Ces deux femmes sont queer et dans le placard. Leur romance est tellement attachante, mignonne et touchante que l’on ne peut s’empêcher d’enchaîner les épisodes.

 

Car oui, A League of Their Own a plus à offrir que du baseball. Au fond le sport n’est qu’une trame de fond et ce sont ces femmes qui deviennent réellement l’élément important du récit. On découvre leur vie de tous les jours de façon plus intéressante que dans le film qui ne faisait que gratter à la surface. Si la série a un large objectif et une variée de personnages, elle sait donner du temps à tous les personnages. Dans un sens cela me rappelle un peu d’autres séries comme GLOW ou même Bomb Girls. Chaque femme dans cette dernière avait une vraie place et une vraie histoire en parallèle de celle qui était partagée par l’ensemble des personnages. Jongler entre les différents personnages n’est pas forcément simple mais A League of Their Own est drôle. Et cet humour elle en fait un véritable atout pour nous attacher toujours plus aux personnages et aux histoires.

 

Jusqu’au bout, A League of Their Own est une bouffée d’air frais nécessaire qui fait du bien en cet été de fortes chaleurs. Visuellement c’est soigné et l’on sent qu’Amazon a donné suffisamment de moyens pour que l’on ait l’impression de vivre nous aussi les années 40 à l’écran. Même si Jacobson joue presque une version de son personnage de Broad City dans cette nouvelle série, cela fonctionne. Comme Abbi, Carson est prise entre ses propres ambitions et sa difficulté à avancer dans la vie. Le tout est fait pour créer des enjeux divers et variés, tous plus intéressants les uns des autres. L’ensemble est donc un savoureux mélange de comédie et de moments plus dramatiques et forts. Sans parler du sport qui n’est jamais oublié et permet de délivrer un très beau message.

 

Note : 7/10. En bref, une série étonnante et généreuse avec ses téléspectateurs.

Disponible sur Amazon Prime Video

 

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