Critique Ciné : The Innocents (2022)

Critique Ciné : The Innocents (2022)

The Innocents // De Eskil Vogt. Avec Rakel Lenora Flottum, Alva Brynsmo Ramstad et Mina Yasmin Bremseth Asheim.

 

Il n’y a rien de mieux qu’un film d’horreur avec des enfants. Leur innocence peut amener à de grands films d’horreur et surtout de belles surprises. The Innocents démarre comme une douce comptine où des enfants découvrent qu’ils ont des pouvoirs et veulent alors tester les limites de ceux-ci. Petit à petit, la comptine se fait plus dure et devient un véritable cauchemar glaçant. Mélange assez fort entre Chronique et Morse (si l’on veut simplifier la chose), The Innocents vient creuser l’esprit torturé de jeunes enfants d’une cité danoise. Eskil Vogt, plutôt que de jouer sur des filons horrifiques classiques préfère les gros plans sur les visages des enfants qui sont bien plus expressifs. Le basculement moral de l’un des protagonistes permet alors d’enchaîner les moments terrifiants où la brutalité psychologique dont ils sont victimes. Sauf que la brutalité du film ne se vit pas qu’au travers des pouvoirs des personnages. Ben est élevé par une mère célibataire qui n’a aucune tendresse envers lui, l’une des jeunes filles tente d’exister dans l’ombre de sa soeur autiste, etc.

 

Un été, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs et jouent à tester leurs limites, loin du regard des adultes. Mais ce qui semblait être un jeu d’enfants, prend peu à peu une tournure inquiétante...

 

La vie de ces enfants n’est pas spécialement heureuse et le cadre du HLM, particulièrement austère et géométrique renforce encore plus cette ambiance morose où l’épanouissement des enfants est compliqué. Eskil Vogt vise juste rapidement dans son film et délivre alors tout un tas d’excellentes surprises inattendues. Le film ne manque jamais d’idées de mise en scène pour renforcer la brutalité de son histoire. Plutôt que de miser sur des fonds verts et des effets spéciaux, The Innocents préfère la brutalité de la mise en scène et parvient à nous offrir des séquences fortes avec peu de moyens. C’est donc là tout le travail du réalisateur qui en fait finalement son charme. Il y a une sorte de léger hommage au cinéma des années 80 qui mettait en scène des enfants dans sa première partie avant que The Innocents ne bascule du côté obscur et devienne alors quelque chose de beaucoup plus puissant. Le film n’hésite donc pas à passer de scènes solaires à d’autres beaucoup noires et sombres. Le mélange donne quelque chose d’explosif qui pète à la figure du spectateur comme une sorte de claque.

 

Note : 8/10. En bref, The Innocents se refuse tout spectaculaire pour se concentrer sur la brutalité de la psychologie dans laquelle est plongée les personnages.

Sorti le 9 février 2022 au cinéma - Disponible en VOD

 

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