Critiques Séries : House of the Dragon. Saison 1. Episode 2.

Critiques Séries : House of the Dragon. Saison 1. Episode 2.

House of the Dragon // Saison 1. Episode 2. The Rogue Prince.

 

Le début de cet épisode est assez gore à sa façon alors que l’on se retrouve sur une plage avec des corps à moitié en décomposition en train d’être dévorés par… des crabes. Ces derniers se nourrissent de la chaire humaine, vivante ou morte, comme des piranhas. Je suis persuadé que les crustacés que l’on connaît dans notre monde ne feraient jamais un truc pareil mais nous sommes à Westeros, un lieu où il y a des dragons donc peu importe. Tout cela fait partie de la conquête de Stepstones, une archipel d’îles proche des côtes de Dorne. Si le Master of Ships leur raconte ce qui se passe là bas, le Roi Viserys s’intéresse bien plus à ce qui se passe dans sa propre famille : le Lord Commander de Kingsguard est décédé et ils doivent trouver quelqu’un pour le remplacer. Cela fait six mois que Viserys a déclaré sa fille Rhaenyra comme sa digne héritière mais elle n’est pas encore quelqu’un au conseil. Viserys n’a aucune envie d’entrer en guerre mais sa fille voit la menace que son père est incapable de voir (fort heureusement puisque ce sera notre héroïne en devenir, un peu comme Daenerys dans Game of Thrones après elle).

 

Viserys est probablement le roi le plus mauvais qu’il soit. Il ne sait pas être un roi et cela se ressent dans tout ce qu’il entreprend depuis le début. Daemon le sait très bien et c’est là que le jeu de pouvoir se construit depuis le début de la saison. Cet épisode est sacrément bavard. Il y a énormément de dialogues, beaucoup d’informations en un seul épisode mais le côté bavard n’aide pas forcément le divertissement en tant que tel. Il y a aussi cette tension palpable entre Viserys et Alicent. Le flirt entre un homme de 50 ans et Lady Alicent qui est sensée avoir 15 ans n’est pas nouveau dans ce genre de séries médiévales. Le plus terrifiant là dedans c’est que les scénaristes de House of the Dragon sont plus malins ici que ceux de Game of Thrones. Ils transforment cette relation en quelque chose de touchant alors que c’est juste dégueulasse. Alicent n’est pas dupe et joue elle aussi ses propres cartes.

 

Je suppose que tout cela aura des conséquences par la suite dans sa relation avec Rhaenyra. Les relations entre les personnages prennent une place importante dans cet épisode. Peut-être trop. Je ne suis pas contre le fait que House of the Dragon se concentre sur ces relations car la place des femmes dans cette série est encore plus importante que celle des hommes mais ce n’est peut-être pas fait de la façon la plus fluide et intelligente qu’il soit. Le fait que Viserys puisse se remarier et avoir un héritier masculin menace forcément Rhaenyra et sa femme sur le trône. L’évènement le plus intéressant de cet épisode concerne Daemon. Il a volé un oeuf de dragon sous le nez de Viserys (encore la preuve que ce dernier est complètement bête). Le moment le plus sympathique reste donc ce petit face à face dans une ambiance brumeuse (avec des effets spéciaux plus que discutables vu le budget de la série) entre Otto et Daemon sur le pont menant à Dragonstone. C’est un moment assez intense qui réveille un épisode qui s’endort sur des dialogues qui ne sont malheureusement pas tous percutants.

 

Même le face à face entre Viserys et sa fille, la mettant en garde sur le fait qu’elle est sa seule héritière et qu’elle ne peut pas prendre le risque de finir elle aussi comme sa mère. C’est un moment sympathique mais qui manque un brin d’émotions, peut-être aussi car l’on n’est pas encore suffisamment attachés aux personnages. House of the Dragon reste une série complémentaire à Game of Thrones, efficace par moment mais ici bien trop bavarde pour si peu d’évolution. Il y a tellement de personnages différents que l’on peut par moment s’égarer mais je reste curieux de découvrir où vont nous emmener ces petits jeux de pouvoir qui restent le sel de la série mère.

 

Note : 5.5/10. En bref, un épisode qui a ses moments mais qui par son côté ultra bavard perd parfois la tension qu’il peut installer.

Disponible sur OCS US+24

 

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