Everything’s Trash (Saison 1, 10 épisodes) : la vie n'est pas un long fleuve tranquille

Everything’s Trash (Saison 1, 10 épisodes) : la vie n'est pas un long fleuve tranquille

En adaptant son roman, Phoebe Robinson veut nous offrir un peu de son univers, de son monde à elle. Elle incarne d’ailleurs elle-même son rôle dans la série, prenant ainsi plusieurs casquettes dans le but d’être au plus près de ce qu’elle voulait réellement faire. Je ne connais pas le roman dont est originaire la série mais je dois avouer que ma curiosité a tout de même été piqué dès le départ. Everything’s Trash a un charme indéniable qui permet de s’attacher rapidement à son héroïne. Phoebe est un personnage classique par moment mais avec une vraie fraîcheur qui lui permet de sortir un peu du lot. Ce n’est pas parfait pour autant mais le casting est solide et nous offre suffisamment de perspectives pour nous faire passer de bons moments. Everything’s Trash se repose par moment un peu trop sur son humour qui ne tombe pas toujours à pic. Disons que certains moments semblent forcés et pour une scénariste qui a écrit pour l’excellente Portlandia, je dois avouer que j’attendais un peu plus de surprises de sa part. Peut-être même un brin de folie supplémentaire qui ne ressort pas toujours dans cette saison 1.

 

Phoebe, la trentaine, est la présentatrice vedette d'un podcast. Côté coeur, sa vie est moins glorieuse. Quand son jeune frère Jayden apparaît comme un politicien de premier plan, elle est obligée de grandir. Elle compte sur ses amis et sa famille pour l'aider à comprendre la vie d'adulte, car elle ne semble pas en avoir la moindre idée.

 

Everything’s Trash a l’avantage d’avoir quelque chose à offrir au téléspectateur. J’ai cette impression d’avoir déjà partagé la vie de ces personnages auparavant, comme si l’on retrouvait des amis que l’on aurait perdu de vue. C’est aussi ce qui permet de s’attacher à tout ce beau monde. Le sujet de base de cette série a du charme et est assez actuel. Pour autant, Everything’s Trash ne touche pas toujours dans le mile mais la dynamique des personnages permet de passer un bon moment. C’est assez paradoxal car d’un côté je trouve que la série manque d’idées et de surprises par son côté prévisible et un brin déjà vu et puis de l’autre côté les personnages (et surtout Phoebe) sont sympathiques et pour certains plus attachants. On peut se retrouver parfois dans ce que Everything’s Trash a à nous offrir sans trop forcer les traits pour autant. Les deux premiers épisodes sont probablement les meilleurs alors que la suite de la saison a parfois tendance à tourner dans le pâté. Peut-être car les intrigues ne sont pas suffisamment fortes et que tout repose donc sur les dialogues (travaillés) et sur la personnalité de Phoebe Robinson.

 

Everything’s Trash a donc de quoi faire du bien. On se pose devant cette série sans se prendre la tête et l’on peut en apprécier tous les avantages. Ce n’est pas parfait mais je pense que tout le monde peut trouver son compte. Le dernier épisode laisse espérer une certaine forme de suite qui pourrait permettre à Everything’s Trash de prendre son envol. On sent que la série est parfois aussi trop attachée à son roman d’original et qu’elle ne parvient pas à voler de ses propres ailes mais le côté meta permet tout de même d’apporter un vent de fraîcheur satisfaisant.

 

Note : 5.5/10. En bref, agréable mais pas remarquable, Everything’s Trash se repose grandement sur Phoebe Robinson.

Prochainement en France

 

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