Tell Me Lies (Saison 1, épisodes 1 à 3) : la vie d'une relation toxique

Tell Me Lies (Saison 1, épisodes 1 à 3) : la vie d'une relation toxique

Dès le début, l’ambiance de Tell Me Lies me rappelle une autre série qui m’a bouleversé en 2020 : Normal People. Les deux séries ne racontent pas la même histoire mais partagent une ambiance intime similaire. Adapté du roman de Carola Lovering par Meaghan Oppenheimer (We Are Your Friends, Fear the Walking Dead) mais malgré ses qualités visuelles et son casting, Tell Me Lies aurait peut-être été meilleure en film et pas en série. Contrairement à Normal People qui a su créer au travers de tous ses épisodes une narration donnant l’envie frénétique de poursuivre l’aventure au delà de la série, Tell Me Lies a du mal à tenir ses promesses. Grace Van Patten (Under the Silver Lake) est pourtant brillante dans le rôle de Lucy Albright. Elle s’abandonne complètement au personnage et nous offre une performance étonnante et réussie. Dans sa narration, Tell Me Lies doit intégrer le fait que l’on suit ce couple sur huit ans. Mais contrairement à Normal People, cette série a du mal à tenir la longueur sur ces trois premiers épisodes.

 

La relation toxique sur une période de huit ans entre Lucy Albright et Stephen DeMarco.

 

L’expérience de Tell Me Lies commence donc par les années fac. Il y a du sexe, de la drogue, de l’alcool, des fêtes et forcément quelque chose d’un peu plus brûlant en trame parallèle pour pimenter inutilement un récit qui aurait pu se concentrer sur ses personnages. Tout n’est pas mauvais dans Tell Me Lies mais son scénario a parfois un peu de mal à aller au delà de la démonstration et ne parvient pas à nous offrir l’intimité recherchée à l’écran. On a forcément des scènes de sexe mais une représentation assez classique du genre. Disons que Tell Me Lies ne sort pas vraiment du lot et nous offre donc tout ce que l’on pouvait en attendre. Cela manque de surprises même si la relation entre les deux personnages qui se dessine est sympathique et a de quoi nous offrir de potentielles surprises. Je ne sais pas trop ce qu’il faut penser de Stephen mais Jackson White nous offre une prestation suffisamment mystérieuse pour que l’on se pose des questions sur lui et comment il va en venir à être LE personnage le plus détestable de Tell Me Lies.

 

On a quelques exemples au travers de ces trois épisodes. La série a l’intelligence (car oui, tout n’est pas raté) de raconter le récit de cette relation de façon à ce que Stephen évolue et change au fil des épisodes de façon fluide. C’est comme ne pas voir grandir quelqu’un car on le voit tous les jours. Tell Me Lies parvient à donner ce sentiment d’évolution constante sans que cela ne soit percutant. On vit donc avec ce personnage et son histoire apporte quelque chose. Toutes les intrigues qui entourent nos deux héros sont assez dispensables et nous sortent bien souvent de ce qui fait la force du récit : son duo principal. L’état émotionnel de Lucy est un autre élément réussi de Tell Me Lies. L’actrice se donne à fond dans le rôle ce qui permet de s’attacher instantanément à celle-ci. Pour autant, Tell Me Lies n’est pas parfaite et a un peu trop de défauts pour être aussi percutante que le pitch le laissait imaginer. La fin de l’épisode 3 a le mérite de me rendre curieux quant à la suite même si ce n’est probablement pas la série de l’année.

 

Note : 5.5/10. En bref, Tell Me Lies a des qualités mais tombe dans certains pièges et a du mal à briller.

Prochainement en France

 

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