American Horror Story: NYC. Saison 11. Episodes 3 et 4.

American Horror Story: NYC. Saison 11. Episodes 3 et 4.
American Horror Story: NYC. Saison 11. Episodes 3 et 4.
American Horror Story: NYC. Saison 11. Episodes 3 et 4.

American Horror Story: NYC // Saison 11. Episodes 3 et 4. Smoke Signals / Black Out.

 

Si Big Daddy est le meurtrier de la saison, l’horreur de cette saison de American Horror Story: NYC ne s’arrête pas là et ces deux épisodes permettent enfin d’avancer sur le VIH. J’apprécie que American Horror Story: NYC soit diffusée par lot de deux épisodes car cela permet de s’imprégner un peu plus chaque semaine de l’univers de la saison. On a le temps de cerner les personnages et de créer quelque chose d’intéressant. « Smoke Signals » continue de nous plonger dans cette haine qu’il y a envers la communauté en plus de jouer avec cette histoire de tueur en série macabre. Dans l’épisode précédent, Sam retenait l’un de ses plans culs dans son petit donjon personnel. Zachary Quinto a toujours été parfait dans les intrigues BDSM de American Horror Story. Ce n’est pas la première fois qu’il a les mains là dedans et il semble vraiment apprécier. L’acteur a ce regard pervers qui sied au personnage. Si cet épisode ne fait pas grand chose autour de lui, il en fait suffisamment pour que la série l’ajoute sur une liste de suspects.

 

Enfin, jusqu’aux dernières minutes de « Black Out » qui semble nous révéler enfin quelque chose. Je doute tout de même que la série nous ait tout dit car il y a probablement plein de tueurs en même temps mais je suis curieux de découvrir ce que cela peut amener par la suite. L’ambiance cop-show des années 80 me donne l’impression quant à elle de plonger dans un volet de la franchise Saw. C’est macabre mais pas totalement non plus. Il y a un vrai jeu autour des personnages et des enquêtes. Notamment lorsqu’un homme, gay, est retrouvé mort (son corps en décomposition). Il n’est pas mort comme les autres victimes et l’on sait très bien de quoi il est mort. On a déjà vu ce personnage dans les deux premiers épisodes dans le rôle du mime sur scène. Un petit personnage sans intérêt de prime à bord mais qui ici permet de mettre en lumière la maladie qui est en train de ronger la communauté.

 

C’est en se concentrant un peu plus sur le VIH comme l’un des tueurs de la série (et créant ainsi la peur) que American Horror Story: NYC peut enfin démarrer la saison. Billie Lourd a beau être sympathique dans son rôle de médecin, elle ne fait pas évoluer grand chose pour autant à part faire des prises de sang. Dans « Black Out » nous avons tout de même Gino, cloué au lit avec ce qui se rapproche de la fièvre des chats. Je ne connais pas toute l’histoire du VIH mais je n’ai pas souvenir que cela soit lié avec des histoires de chats. L’histoire de Gino prend plusieurs tournants dans ces deux épisodes. Le premier le met à la poursuite du tueur à sa façon sans l’aide de la police puisque Patrick n’est pas là pour l’aider. Le second, Patrick lui sauve la vie d’une mort par hypothermie puis sur un lit d’hôpital. La relation entre Patrick et Gino est la plus évoluée pour le moment alors que celle de Theo et Sam bat de l’aile et celle de Theo et Adam semble débuter.

 

D’un point de vue relationnel, American Horror Story: NYC aurait pu faire les choses un peu plus intelligemment. On se retrouve avec des clichés à tous les recoins des deux épisodes. Patrick qui fait son coming out auprès du commissaire, Patrick avoue à Gino qu’il aime bien aller dans des endroits rencontrer d’autres hommes (et pas qu’un seul) qu’il ne connaît pas afin de libérer ses pulsions sexuelles violentes (c’est encore très soft je trouve), Gino de son côté en a marre que Patrick reste dans son placard. C’est parfois un peu bancal car tout ne colle pas et ne s’imbrique pas forcément de façon très fluide. Ces deux épisodes racontent beaucoup de choses intéressantes mais il faut chercher les bribes intéressantes ici et là afin de voir où est ce que American Horror Story: NYC peut nous emmener. La fin de « Black Out » (qui partait d’une thématique intéressante mais ne sait pas forcément quoi en faire complètement) a beau me donner envie de voir la suite, je ne sais pas ce que j’ai envie d’en attendre.

 

Avec ces deux épisodes je suis un peu plus perplexe. American Horror Story: NYC jongle entre énormément d’intrigues et de personnages sans donner à chacun le temps de respirer. Les deux premiers épisodes permettaient de délier un peu mieux le récit qui devient ici un brin trop confus. Avec trop d’informations on est ainsi submergés et l’on ne sait plus où aller.

 

Note : 6/10 et 5/10. En bref, si esthétiquement parlant la saison de belles idées et s’avère séduisante, le scénario commence à partir dans tous les sens sans donner à chaque personnage l’occasion de délivrer sa partie de l’histoire.

Prochainement sur Disney+

 

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