Chicago Med (Saison 8, épisode 4), Chicago Fire (Saison 11, épisode 4), Chicago PD (Saison 10, épisode 4)

Chicago Med (Saison 8, épisode 4), Chicago Fire (Saison 11, épisode 4), Chicago PD (Saison 10, épisode 4)

Chicago Med // Saison 8. Episode 4. The Apple Don’t Fall Far form the Teacher.

 

Un peu d’action médicale en dehors de l’hôpital n’est jamais une mauvaise idée. Que cela soit un métro qui déraille ou le psy de Charles qui fait une crise cardiaque, Chicago Med nous délivre un épisode sous tension. Marcel, présent au moment du déraillement, se porte volontaire pour aider les victimes alors que Taylor et Halstead doivent décider s’ils veulent risquer leur travail pour sauver un patient. Ce n’est pas nouveau que dans une série médicale des médecins doivent prendre des choix qui pourraient leur coûter leur carrière mais en même temps sauver des personnages. Je regrette presque que la série n’aille pas forcément plus loin. Disons que l’épisode tourne un peu autour du pot en oubliant de réellement donner à l’intrigue la plus percutante (le métro) l’intérêt qu’elle mérite mais c’est suffisamment prenant pour que l’on ne voit pas le temps passer. Chicago Med a une formule et elle ne compte pas dévier d’elle.

 

C’est justement ça que je peux reprocher à Chicago Med. La série a énormément d’intrigues à gérer dans cet épisode entre le métro qui a déraillé avec Marcel sur le terrain, Charles et son psy, Hannah qui tente de gagner la confiance des autres à nouveau ou Taylor et Halstead qui doivent prendre des risques afin de sauver un patient. Tout le monde ne peut pas avoir suffisamment de place pour proposer quelque chose de mémorable mais la série utilise malgré tout intelligemment ses personnages. C’est l’une des choses que les scénaristes semblent avoir compris en ce début de saison. J’ai peur que cela fasse comme la saison précédente qui démarrait bien et qui, en cours de route, a complètement déraillé elle aussi.

 

Hannah Asher de son côté veut rétablir sa réputation alors que la série tente de parler d’addiction et de réhabilitation. Elle continue d’être le vilain petit canard mais tente de regarder la confiance de tous. Si actuellement The Resident a une intrigue d’addiction parmi ses médecins, Chicago Med est sur le chemin de la rédemption avec Asher. J’ai toujours aimé les intrigues de médecins accros car ce sont les premiers qui peuvent à la fois accéder aux médicaments et vriller complètement. Malgré tout ce qu’elle fait pour avoir la confiance de tous, personne ne semble enclin à la lui donner. Chicago Med délivre ici quelque chose d’assez touchant même si les dialogues restent assez génériques et symboliques de tout ce que l’on voit dans le Dick Wolf universe.

 

J’aime bien quand un épisode est mené tambour battant et que l’on ne voit pas le temps passer. C’est en tout cas ce qui se passe ici. Ce n’est pas parfait mais il y a énormément de cas médicaux et d’intrigues liées au médical ce qui nous éloigne des erreurs de l’an dernier quand Chicago Med était devenue une sorte de mauvais soap romancé. Je n’ai rien contre les aventures romantiques des personnages d’une série médicale mais ce n’est pas le point fort de Chicago Med. En espérant que la suite soit à la hauteur.

 

Note : 6/10. En bref, un épisode chargé qui fonctionne assez bien grâce au rythme qu’il propose. Dommage qu’avec ce trop plein d’intrigues on n’ait pas toujours le temps de se concentrer pour toutes les développer à leur juste valeur.

Chicago Med (Saison 8, épisode 4), Chicago Fire (Saison 11, épisode 4), Chicago PD (Saison 10, épisode 4)

Chicago Fire // Saison 11. Episode 4. The Center of the Universe.

 

J’ai beau apprécier les personnages de Chicago Fire, il y a parfois des intrigues ridicules et l’histoire de cette chope à bière qui vaut des milliers de dollars fait partie de ces trucs que je ne comprends pas dans cette série. La passion de McHolland et Herrmann pour la bière m’ennuie. C’est devenu un élément narratif sans intérêt, comme une sorte de mauvais running gag depuis qu’ils ont lancé cette histoire de bar dans la première saison de la série. Près de onze ans plus tard, on en est toujours au même point (ou presque) avec ces intrigues qui ne m’intéressent pas. Pourtant, cet épisode fait plein de choses intéressantes afin de rappeler la camaraderie mais je préfère vraiment la série quand elle se concentre sur le vrai métier de nos héros. Tous ces moments de camaraderie que l’on passe dans le bar de Chicago Fire ressemblent à une mauvaise sitcom de CBS.

 

L’une des intrigues les plus importantes de cet épisode a un lien avec ce qui s’est passé à la fin de l’épisode précédent : Violet doit gérer les conséquences de la mort de Hawkins. Je dois avouer qu’en termes de surprises, Chicago Fire a été capable de tuer un personnage. Pas le plus important de la série mais au moins un personnage auquel on a pu tenter de nous attacher depuis le début de la saison. Son départ à l’issue de l’épisode précédent était inattendu, une surprise que j’ai accueilli à bras ouverts car il était temps que Chicago Fire puisse enfin nous surprendre de nouveau. En parallèle, Boden a enfin droit à une histoire lui aussi. Il sauve un gamin de 8 ans piégé dans le sable. Tout cela va le toucher un peu plus qu’il aurait pu l’imaginer. Le côté paternaliste de Boden m’a toujours plu dans Chicago Fire et cet épisode met cela en valeur de façon intelligente. Sans trop aller dans les bons sentiments, la série nous propose enfin quelque chose d’efficace.

 

Enfin, Stella continue son évolution et dans les relations avec les autres personnages c’est celle avec Carver qui n’est pas au beau fixe. Chicago Fire ne brille pas forcément dans cet épisode qui donne l’impression d’être là pour remplir le quota d’épisodes de remplissage. Après trois épisodes assez solides, Chicago Fire renoue avec ses problèmes d’équilibre. J’aime bien les épisodes plus légers par moment mais je dois avouer que j’aimerais bien voir des épisodes plus consistants chaque semaine malgré tout. Surtout pas des épisodes qui prennent plus d’un quart de leur temps sur des intrigues de chope à bière collector.

 

Note : 3/10. En bref, l’histoire d’une chope à bière collector et tout part à vau-l’eau.

Chicago Med (Saison 8, épisode 4), Chicago Fire (Saison 11, épisode 4), Chicago PD (Saison 10, épisode 4)

Chicago PD // Saison 10. Episode 4. Dónde Vives.

 

Le départ brutal d’Halstead dans l’épisode précédent a forcément des conséquences sur l’équipe. Mais ce que je réclame depuis le début de la saison est un épisode sur Dante Torres. C’est le premier épisode (si l’on exclu son introduction dans la saison précédente) qui lui donne la part belle. Pour une fois, Chicago PD a l’occasion de nous plonger dans la communauté hispanique de Chicago. Benjamin Levy Aguilar est ce qui pouvait arriver de mieux dans cette série et il le démontre brillamment ici. C’est même le meilleur épisode de la saison jusqu’à présent. L’acteur prouve qu’il a sa place dans la série et qu’il a du talent. Cela fait des années que Chicago PD n’avait pas eu l’occasion d’introduire un bon personnage et toutes les tentatives précédentes n’ont pas été toutes des réussites. Par chance, l’arrivée de Dante est une excellente nouvelle qui apporte un peu de nouveauté tant dans l’organisation de l’équipe (et avec le départ d’Halstead ils vont pouvoir lui donner plus de place) que dans les intrigues personnelles qu’ils construisent.

 

L’autre bonne idée de cet épisode est de mettre Torres avec Atwater en guise de mentor. En l’absence de Jay, il fallait bien quelqu’un pour le remplacer et Chicago PD nous offre le meilleur duo de flic qu’elle a eu depuis un moment. Les autres duos sont fatigués car on a déjà vu tellement d’épisodes en dix ans avec chaque duo possible et imaginable. Cet épisode m’a donné l’impression de voir une série différente (et en même temps la même). Chicago PD prouve qu’après dix ans elle est enfin capable de se renouveler et d’apporter quelque chose de neuf dans ses aventures. Cela faisait des années que je n’avais pas ressenti ça. J’ai hâte de voir la suite car la série prouve qu’elle est vraiment capable de tout un tas de choses quand elle s’en donne les moyens.

 

Le rythme de l’épisode est quant à lui soutenu et offre à Torres l’occasion de briller du début à la fin. L’acteur apporte un brin d’émotion auquel je ne m’attendais pas du tout et apporte une vraie vibe The Shield. Il y a des moments émouvants, de l’action qu’il maîtrise et un brin de romance qui lui donne le sourire. Torres est en train de devenir une personnage complet et c’est tout ce que j’ai envie de voir en ce moment. Cette saison 10 est ce que Chicago PD nous a offert de plus proche de la série de FX en version network. Le danger est là mais c’est surtout la façon de gérer les enquêtes qui me passionne et me rappelle une série que j’ai pu adorer par le passé.

 

Note : 8/10. En bref, l’un des meilleurs épisodes de Chicago PD depuis des années (je dirais depuis celui sur le harcèlement dont était victime Atwater il y a deux ans).

 

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