Critique Ciné : Don't Worry Darling (2022)

Critique Ciné : Don't Worry Darling (2022)

Don’t Worry Darling // De Olivia Wilde. Avec Florence Pugh, Harry Styles, Chris Pine et Olivia Wilde.

 

Sur le papier, Don’t Worry Darling était vendu comme un petit thriller sympathique avec un twist de science-fiction, une sorte de mélange entre Pleasantville et The Truman Show. Sauf qu’une fois que l’on s’est tartiné les deux heures de ce film, cela n’a rien à voir avec ce que la bande annonce nous vendait. Après Booksmart (Netflix), Olivia Wilde (ex Thirteen dans Dr House) repasse derrière la caméra (et devant) pour une aventure qui avait quelque chose à raconter mais qui ne se donne jamais les moyens de le faire bien. Visuellement, les décors des années 50 sont travaillés et les grands espaces (ce désert !) permettent de donner au film un cachet sympathique mais une fois que l’on gratte derrière ce décorum, le film n’a rien à raconter. La bande annonce laissait imaginer un film rythmé avec des secrets et des twists en tout genre mais il ne se passe que très peu de choses et le plus gros twist du film est tellement prévisible que l’on ne peut pas se reposer sur lui.

 

La chronique d'une communauté isolée dans le désert californien en plein coeur des années 1950, au sein de laquelle une femme au foyer voit sa vie être chamboulée.

 

Olivia Wilde nous plonge donc dans un récit tellement simpliste que même le joli message féministe qu’il semble vouloir envoyer ne fonctionne pas. Il ne laisse jamais d’empreinte et il est une fois vu, rapidement oublié. Fort heureusement tout de même, Don’t Worry Darling a dans son casting la talentueuse Florence Pugh. Cette dernière est la seule chose qui permet à ce château de cartes pas très solide de ne pas s’effondrer. Sauf que Harry Styles par exemple est dépassé par son rôle et n’arrive pas à créer une vraie alchimie avec Pugh. Alice et Jack ne forment pas le genre de couples que l’on a envie d’aimer et auquel on a envie de s’attacher. Tous les autres hommes de Don’t Worry Darling sont risibles ou transparents. Je comprend que le but est de se concentrer sur les femmes mais je dois avouer que l’on était en droit d’attendre une vraie profondeur autour de tous les personnages secondaires. Olivia Wilde n’est pas une réalisatrice ratée. Elle est capable de faire des choses avec son film et sa mise en scène.

 

C’est d’ailleurs ce qui sauve certains moments du scénario qui se grippent et ne racontent rien de bien intéressant. Le rythme reste cependant organique, pas assez dynamique (contrairement à son premier film, Booksmart, qui avait le rythme dans la peau). Matthew Libatique, le directeur de la photographie de Darren Arnofsky se retrouve donc ici et parvient à créer des situations colorées et pétrifiantes. Don’t Worry Darling se regarde donc comme une vaste image, jolie mais qui ne raconte rien. C’est creux et fade et le message que le film veut faire passer tomber donc à plat car l’on se moque rapidement de tout le monde. Don’t Worry Darling n’a finalement rien de bien intéressant pour lui en dehors d’une très très bonne bande annonce.

 

Note : 3.5/10. En bref, c’est joli à l’extérieur mais c’est fade et creux à l’intérieur. Comme cet oeuf que Florence Pugh écrase au milieu du film.

Sorti le 21 septembre 2022 au cinéma

 

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K
Même avis, mais j'aurais mis 5 pour la belle coquille vide et les acteurs.
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