Critique Ciné : Hellraiser (2022)

Critique Ciné : Hellraiser (2022)

Hellraiser (2022) // De David Bruckner. Avec Odessa A’zion, Jamie Clayton, Adam Faison et Drew Starkey.

 

Avant ce retour aux sources pour la franchise, il y a eu dix films (dont le dernier est assez récent puisqu’il date de 2018). Une série est même en préparation chez HBO. Hellraiser m’a toujours fasciné car au delà de l’originalité du concept, le fond reste à contre-courant de beaucoup de films d’horreur. En soit, Hellraiser reprend le principe du voeu qui a toujours des conséquences terribles. Les Cénobites peuvent exhausser vos voeux mais n’offrent en retour que le Mal et la douleur. La franchise en elle-même a déjà répondu à pas mal de questions et c’est souvent sur ce côté ultra gore où des corps sont déchiquetés dans tous les sens qui m’avait marqué. Sans parler du vilain du film original qui reste l’un des plus mémorables du cinéma d’horreur : Pinhead. Après des années de suites sans saveur, le reboot de David Bruckner est tout ce dont je pouvais rêver. A la fois car il ajoute quelque chose de rafraîchissant et de nouvelles idées dans la franchise.

 

Une jeune femme tombe sur des forces surnaturelles liées à une boîte à puzzle appelée Configuration des lamentations, responsable de la disparition de son frère. Ces êtres appelés Cénobites, sont dirigés par Pinhead.

 

Là où de nombreux reboots récents sont ridicules et ratés, celui de Hellraiser est une petite réussite devant laquelle il ne faudrait pas passer. Le scénario est intelligent et soigné, notamment car il parvient à capturer la fascination de Clive Barker (le créateur original) pour le BDSM et le sentiment que le plaisir dans la douleur est une façon d’échapper aux traumatismes de la vie (et ici pour notre héroïne ses addictions). Collins et Piotrowski parviennent donc à transposer cela dans un scénario soigné aidé à l’écran par un casting qui sait incarner l’ensemble. Notamment Odessa A’Zion dans le rôle de notre héroïne. La métaphore du film reprend l’idée originelle qu’il y a derrière cette boîte puzzle. Les Cénobites de ce nouveau film sont eux aussi soignés. Contrairement à de nombreuses suites ratées, ils sont ici travaillés dans le visuel. On retrouve alors la force de la mise en scène de David Bruckner (La proie d’une ombre, Le rituel).

 

Il recréé ainsi le fétichisme original avec la chair mutilée qui transforme la peau des Cénobites en cuir de leur propre bandage. La franchise Hellraiser reste l’une des plus fascinant en termes de body horror, dans la lignée de ce que David Cronenberg a pu créé au fil des années lui aussi. Pour la première fois dans la franchise, Hellraiser a un Pinhead féminin. Jamie Clayton est parfaite et a surtout cerné le but primaire du film original. Il y a un mélange de provocation, de sensualité et de menace. Tout cela permet de renforcer assez souvent les thématiques que le film veut explorer. Dommage que Hellraiser ne profite pas non plus de ce scénario et cette mise en scène travaillée pour aller au delà des corps déchirés par ces mythiques chaînes. Je crois que je préfère largement ce que le film original pouvait faire de viscéral que l’on ne retrouve pas spécialement ici.

 

Note : 7/10. En bref, un reboot utile d’une franchise qui s’était égarée dans des suites sans saveur. Dommage que cela ne soit pas aussi viscéral que réussi.

Prochainement en France

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article