Critique Ciné : Section 8 (2022, direct to SVOD)

Critique Ciné : Section 8 (2022, direct to SVOD)

Section 8 // De Christian Sesma. Avec Dolph Lundgren, Mickey Rourke, Dermot Mulroney et Scott Adkins.

 

Quand on voit le pedigree de Christian Sesma (Paydirt avec Val Kilmer, Take Back, etc.) on comprend tout de suite que l’on ne va pas voir la crème du cinéma en regardant Section 8. Il retrouve donc pour la deuxième fois Mickey Rourke afin de le mettre en scène dans une aventure générique de Chad Law (The Hit List) et Josh Ridgway (Crossfire). Le problème que j’ai parfois avec ce genre de films c’est qu’ils gâchent une flopée de talent dans des séquences peu inspirées et un scénario rasoir. La mise en scène de Christian Sesma n’est clairement pas la raison pour laquelle on peut regarder Section 8. C’est brouillon au mieux. Notamment cette utilisation ridicule du slow-motion ou de flashbacks dégueulasses qui donnent l’impression de voir les pires productions. Pour autant tout n’est pas à jeter dans Section 8 car le casting se donne à coeur joie (ce qui fait tout de même plaisir à voir). Mais le manque de direction d’acteur ne permet pas de garder une cohérence entre les scènes avec le récit et les personnages.

 

Un ancien soldat purge une peine de prison après avoir cherché à se venger des responsables du meurtre de sa famille. Quand une mystérieuse agence gouvernementale a besoin de l'aide du soldat, elle le fait évader de prison...

 

Un peu comme les seconds rôles ou acteurs de seconde zone qui sont là et existent uniquement car il fallait agrémenter Section 8 d’autres personnages. Tout ce que Section 8 nous introduit est prévisible car on a déjà vu ce genre d’histoires des dizaines de fois auparavant : des flashbacks très longs, un passé militaire, des émotions bâclées pour le héros. Ce genre de choses on l’a déjà vu dans plein de DTV et Section 8 ne fait pas exception. J’aime bien les petits films d’action un brin daté qui donnent l’impression de retrouver ces série B d’action des années 90 mais Section 8 ne parvient même pas à offrir quoi que ce soit de mémorable. Les scènes s’enchaînent, le casting tente de faire de son mieux mais le rythme lancinant du récit peut rapidement faire décrocher. Les films ultra patriotes avec des histoires de militaire en fond devraient parfois un peu prendre exemple sur les séries comme The Unit à l’époque que j’aimais bien ou SEAL Team actuellement.

 

Grâce au casting on peut tout de même passer un agréable moment, sans trop réfléchir non plus. C’est bête mais au moins cela s’assume par moment en tant que tel. Mickey Rourke qui n’a plus que son nom pour nous permettre de reconnaître son visage défiguré par la chirurgie esthétique ou encore Dolph Lundgren (grand habitué des productions de ce genre) permettent de sortir la tête de l’eau. Il en va de même pour Scott Adkins, le roi du DTV (qui doit d’ailleurs apparaître dans un DTV par mois). Quoi qu’il en soit, avec une conclusion prévisible difficile de réellement penser ce film comme efficace. Rien n’est mystérieux, tout avance de façon très automatique. Dommage.

 

Note : 3/10. En bref, en dehors d’un casting qui cache la misère, Section 8 est doté d’une mise en scène ringarde et d’un scénario beaucoup trop prévisible pour faire bonne impression.

Prochainement en France

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article