Critique Ciné : Terrifier (2017, direct to SVOD)

Critique Ciné : Terrifier (2017, direct to SVOD)

Terrifier // De Damien Leone. Avec Jenna Kanell, Samantha Scaffidi et David Howard Thornton.

 

Terrifier est un hommage vibrant aux slashers des années 80. On entend même dans la bande son et ses synthétiseurs prenants ce que l’on pourrait attendre de John Carpenter. Mais Terrifier fait de multiples références au cinéma d’horreur, du giallo à Saw (quand Art of Clown est sur sa bicyclette) en passant par Halloween. Damien Leone transpire le fan de films d’horreur et c’est probablement pour ça que son Terrifier est réellement réussi. On pourrait reprocher à Terrifier de délivrer des dialogues ridicules, d’action casting raté mais finalement qui a demandé à un slasher d’avoir des personnages et dialogues intelligents ? Personne. Cela a toujours été bête comme les pieds. Quand on revoit Halloween premier du nom ou Vendredi 13 il n’y a rien dans le jeu ou les dialogues qui va réellement. Ce qui fait la force d’un slasher c’est son tueur et pour le coup, étant coulrophobe, Terrifier fait son effet. David Howard Thornton incarne un clown à la perfection (et sa prestation dans Terrifier a d’ailleurs été saluée par l’organisation des clowns).

 

La nuit d'Halloween, deux femmes croisent la route de Art the Clown, un tueur sadique.

 

Terrifier ne cherche pas forcément à raconter une histoire cohérente (même si certains éléments le sont) mais on vient pour voir de l’horreur et là dessus le film ne lésine pas. Les meurtres sont gores et sanglants, tout cela avec un budget ridicule mais tellement bien utilisé pour ses effets qu’il fonctionne parfaitement. Le meurtre d’une des deux femmes à la scie à métaux comme un vulgaire cochon dans un abattoir rend le tout d’autant plus mémorable. Terrifier se permet tout ce qui est possible pour nous offrir le spectacle sanglant que l’on est venu cherché. Vous avez voulu vous lancer dans l’aventure ? Vous n’allez pas regretter le voyage. Le fait d’avoir peur des clowns accentue forcément l’effet de Terrifier mais la prestation de l’acteur est telle que l’on ne peut qu’être séduits et fascinés.

 

Damien Leone filme le tout comme un bon vieux slasher des années 80, à sa sauce. En 2011, le réalisateur avait sorti un court métrage du doux nom de Terrifier qui nous introduisait alors le personnage de Art of Clown. 19 minutes de boucherie que le réalisateur a pu faire évoluer dans un long métrage avec efficacité ici. L’histoire est très maigre et les deux jeunes filles sont bêtes comme leurs pieds (mais Leone ajoute un commentaire sur notre passion pour les réseaux sociaux nous déconnectant du réel). Une grande partie du budget de Terrifier est donc parti dans les effets afin de rendre le tout dégueulasse et viscéral. Tout cela fonctionne vraiment à son avantage, sortant le film du lot des DTV qui n’osent rien et dont le budget part on ne sait où. Ce que je trouve dommage au fond avec Terrifier c’est que l’on n’ait pas l’histoire d’Art of Clown.

 

Certaines actions ne sont pas forcément faites avec logique car l’on ne sait pas trop où l’on met les pieds mais le film a plein d’idées pour maintenir son rythme gore et c’est ce qui le rend si unique en son genre. Je comprends donc mieux pourquoi Terrifier peut être culte pour certains adeptes de l’horreur (il pourrait devenir un classique à mes yeux). Tout cela car Thornton est brillant dans la peau d’un personnage tout simplement mal écrit.

 

Note : 6/10. En bref, un film qui se donne les moyens de rester dans les esprits à la fois par ses effets gore spectaculaires et viscéraux mais également par la prestation inattendue de Thornton, brillant en Art the Clown.

Prochainement en France

 

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