Le Cabinet de Curiosités de Guillermo Del Toro (Saison 1, épisodes 5 et 6) : Pickman's Model & Dreams in the Witch House

Le Cabinet de Curiosités de Guillermo Del Toro (Saison 1, épisodes 5 et 6) : Pickman's Model & Dreams in the Witch House

Une anthologie sur la thématique de l'horreur créée par Guillermo del Toro, dont chaque épisode sera signé par un réalisateur différent.

 

« Pickman’s Model » - de Keith Thomas. Avec Ben Barnes, Oriana Leman et Seamus Patterson.

 

H.P. Lovecraft est probablement l’un des auteurs les plus complexes à adapter au cinéma ou en série. Certains se sont cassés les dents et « Pickman’s Model » n’est malheureusement pas totalement réussi ou à la hauteur des attentes que je peux avoir d’une telle histoire. Keith Thomas (The Vigil et plus récemment l’adaptation laiteuse de Firestarter de Stephen King) tente de faire quelque chose visuellement avec l’univers des peintures que Lovecraft a mis en scène dans sa nouvelle mais « Pickman’s Model » ne fonctionne pas toujours. C’est donc certains moments d’horreur gore qui parviennent à sortir un peu l’histoire de la marre dans laquelle elle patauge. A vouloir faire durer cet épisode aussi longtemps, certains passages auraient réellement pu être coupés. Ils n’ont aucun impact sur l’histoire et alourdissent au contraire le récit.

 

Dans « Pickman’s Model », un homme optimiste dans la vie et jovial commence à petit à petit perdre la tête après avoir regardé le travail d’un artiste. Les peintures commencent alors à le hanter et rendent l’homme complètement fou. Cet épisode est assez étrange dans le sens où il ne colle pas toujours avec le reste de ce que Guillermo Del Toro’s Cabinet of Curiosities a pu faire jusqu’à présent. Je me demande vraiment si ce n’est pas Del Toro lui même qu’il aurait dû s’occuper de cette histoire. Lui qui est un grand fan de Lovecraft aurait clairement pu faire quelque chose d’autre avec « Pickman’s Model ». Nous sommes donc en 1989 à Akhram dans le Massachussetts. Ben Barnes apporte quelque chose de touchant à son personnage de William mais au delà de ça, l’épisode évolue de façon peu convaincante. En plus de trainer la patte à de nombreuses reprises, « Pickman’s Model » ne parvient pas à être à la hauteur des attentes qu’il se créé lui-même.

 

Le meilleur de l’horreur gore de « Pickman’s Model » reste pour la fin avec le twist final qui vient complètement bousculer la vie de l’homme. Cela ressemble grandement à ce que l’on aurait pu attendre d’un épisode secondaire de Twilight Zone avec un manque cruel de folie et de choses mémorables. L’histoire ne se tient pas suffisamment pour devenir remarquable alors que la nouvelle qui est adaptée est elle excellente. Lovecraft reste donc encore un auteur difficile à adapter et ce n’est pas « Pickman’s Model » qui va me faire changer d’avis.

 

Note : 4/10. En bref, adapter H.P. Lovecraft n’a jamais été simple et « Pickman’s Model » échoue à être à la hauteur de cet auteur et de ses nouvelles fascinantes.

Le Cabinet de Curiosités de Guillermo Del Toro (Saison 1, épisodes 5 et 6) : Pickman's Model & Dreams in the Witch House

« Dreams in the Witch House » - de Catherine Hardwicke. Avec Rupert Grint, DJ Qualls et Nia Vardalos.

 

Comme avec les autres épisodes (les deux premiers étaient sur la cupidité, les deux suivants sur l’étude des corps et l’horreur qui peut en ressortir), ces deux épisodes sont donc des adaptations de Lovecraft. Pour le coup, j’avais de l’espoir en Catherine Hardwicke (Twilight, Le Chaperon Rouge) qui malgré une filmographie en dent de scie a ses qualités (Thirteen et Les seigneurs de Dogtown). Il ne pouvait pas avoir de cabinet de curiosités sans sorcellerie et « Dreams in the Witch House » vient nous apporter tout cela sur un plateau d’argent. Encore une fois, le scénario ne réussi pas à retranscrire pleinement la vision de Lovecraft mais s’avère un peu plus sympathique que le précédent avec lequel j’ai eu beaucoup plus de mal. Cette adaptation macabre de la nouvelle de Lovecraft ne fonctionne pas toujours notamment car on sent que l’histoire tire en longueur (pour rien).

 

Cela empêche donc par moment de se prendre pleinement au jeu et de profiter de tout ce que « Dreams in the Witch House » peut offrir. Car il y a de belles choses, ne serait-ce que visuellement. Catherine Hardwicke cerne un peu mieux le monde de la sorcellerie que Keith Thomas celui des peintures. Nous avons donc au coeur de cette histoire un chercheur de la Spiritualist Society incarné par Rupert Grint (Harry Potter). Walter, le nom de cet homme, est obsédé par le surnaturel et veut absolument l’utiliser pour discuter avec sa soeur jumelle décédée. Forcément, dès que l’on a un tel prémisse on sait que cela ne va pas être de tout repos. Sa fascination pour la vie après la mort le conduit donc à une maison de sorcière. Avec des décors travaillés et un univers assez palpitant pour tenir le récit jusqu’au bout, « Dreams in the Witch House » sait maintenant notre intérêt jusqu’au bout (plus ou moins).

 

Forcément, il y a des moments de flottement qui sortent le téléspectateur du récit. Un peu comme certains épisodes trop longs de Twilight Zone (et il y en a pas mal), « Dreams in the Witch House » souffre de longueurs. Les dialogues ne sont pas aussi bien travaillés que le visuel. Catherine Hardwicke se débat alors avec un script pas toujours finaud et tente d’en faire ressortir le meilleur à l’écran. De ce point de vue là cela se tient assez bien pour en faire un divertissement de plus d’une heure (!!!!) et délivrer l’horreur macabre attendue de cette petite série.

 

Note : 5.5/10. En bref, une adaptation un peu plus réussie de l’univers de Lovecraft mais elle traine en longueur et en souffre.

Disponible sur Netflix

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T
Je suis tout à fait d'accord avec cette phrase : "Ben Barnes apporte quelque chose de touchant à son personnage de William " Ben Barnes porte tout l'épisode. J'ai aimé cet épisode, il est mon préféré des 8, bien sûr je suis une fan de Ben Barnes. J'ai lu la nouvelle de Lovecraft et ne suis pas déçue du développement du scénario. J'ai déjà revu l'épisode 2 fois et je le reverrais encore.
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