Reboot (Saison 1, 8 épisodes) : la nostalgie des sitcoms reprend vie

Reboot (Saison 1, 8 épisodes) : la nostalgie des sitcoms reprend vie

Steven Levitan à qui l’on doit Modern Family décide de parler des reboots de sitcoms phares. On en a eu tellement ces dernières années sur le petit écran que faire une comédie sur les coulisses de ces reboots est forcément une excellente idée. Durant ses huit épisodes, Reboot ne renouvelle pas forcément la satire hollywoodienne avec ses blagues meta pour certaines sentant le déjà vu et qui auraient pu être plus caustiques mais il y a quelque chose de charmant dans cette série, en plus de son excellent casting, qui fait que l’on passe une saison agréable avec l’envie d’en voir plus. La série ne perd pas de temps dès le premier épisode à nous faire comprendre où l’on met les pieds. Le twist meta du départ autour de la scénariste Hannah, récompensée à Sundance qui veut relancer la sitcom des années 90 qu’elle a participé à faire émerger nous met dans le bain. On retrouve d’ailleurs beaucoup de l’écriture de Steven Levitan à la fois intelligente et drôle durant toute la saison.

 

Un sitcom familial phare du début des années 2000 va être rebooté. Les acteurs instables de la série sont alors forcés de se réunir à nouveau et doivent faire face à leurs divers problèmes non résolus dans le cadre du remake de la série télévisée.

 

Reboot est là pour se moquer des clichés des sitcoms tout en créant une satire du Hollywood fan des reboots. Si cela aurait clairement pu être plus fou sur la satire (qui reste très gentillette), Reboot a un casting séduisant qui fait finalement bien plus plaisir à retrouver et à suivre que ce dont la série se moque. C’est dès le second épisode qui Reboot prend réellement son envol. La série parvient alors à créer de vraies intrigues et l’arrivée du personnage de Paul Reiser apporte quelque chose d’intéressant en plus d’être drôle. Tous les acteurs ont des styles très différents d’un point de vue comique ce qui permet de créer un pêle-mêle très éclectique. La série trouve d’ailleurs un bel équilibre entre son humour et certains twists plus émotionnels qui permettent de s’attacher à tout le monde. C’est comme si le casting avait été choisi en fonction de ceux que Steven Levitan imaginait lui-même au début dans les rôles.

 

Hulu de leur côté ne se prennent pas au sérieux et cela fait finalement bon ménage. On retrouve parfois aussi un peu de 30 Rock pour son côté ultra meta mais ce n’est finalement pas ce que Reboot offre de plus percutant et intéressant. Je préfère les petits moments de chacun des personnages, en dehors du reboot en lui-même et de toutes les références que les scénaristes peuvent faire. Ce n’est pas parfait et c’est parfois un brin surréaliste mais la combinaison de quelques blagues très très drôles et situations cocasses mélangé à des moments plus chaleureux et très humains, un développement des relations soigné, permet finalement à Reboot de sortir du lot. Rachel Bloom est excellente de bout en bout, comme une sorte de nouvelle révélation. La série a surpassé mes propres attentes et il faut réellement pousser la porte du second épisode pour comprendre que le premier ne symbolise pas du tout Reboot. La série a tellement plus à offrir par la suite que la récompense arrive très rapidement.

 

Note : 8/10. En bref, une excellente surprise qui fonctionne bien mieux dans ses moments les plus intimistes tant sur le plan humoristique que sur le plan émotionnel. On s’attache à ce casting cinq étoiles et j’ai déjà envie d’en voir plus.

Sorti le 2 novembre 2022 sur Disney+

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article